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Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni votait pour quitter l'Union européenne. Dix ans plus tard, en juin 2026, l'anniversaire de ce vote coïncide avec la démission de Keir Starmer, annoncée le 22 juin. Il devient le sixième Premier ministre à quitter ses fonctions depuis le référendum, portant à sept le nombre de chefs de gouvernement en une décennie, signe d'une instabilité institutionnelle sans précédent dans l'histoire parlementaire britannique récente. Le pays s'apprête à désigner son septième dirigeant.
Sur le terrain économique, un large consensus s'est formé. Les estimations citées chiffrent la perte de PIB liée au Brexit entre 4 et 8 % par rapport à une trajectoire hypothétique sans sortie. Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l'Union ont reculé depuis la sortie effective de 2020, accompagnés d'une complexité administrative accrue aux frontières, pour les marchandises comme pour les personnes. Les accords conclus avec des pays tiers n'ont pas compensé ce repli. Les sondages agrégés indiquent qu'une majorité de Britanniques juge désormais l'impact négatif sur l'économie et le coût de la vie.
Le processus de rapprochement engagé avec l'UE depuis 2024 reste fragile. Le sommet UK-UE prévu le 22 juillet a été immédiatement reporté après la démission de Starmer, suspendant la diplomatie à la stabilité de la succession.
Plusieurs lectures s'opposent toutefois. L'ampleur des dommages et la part de responsabilité entre la campagne référendaire et sa mise en œuvre font débat. La succession des Premiers ministres est attribuée par certains au Brexit lui-même, par d'autres à des facteurs propres à la politique intérieure. Le rapprochement futur divise enfin entre ceux qui soulignent des obstacles persistants et ceux qui perçoivent l'amorce d'un débat sur un éventuel retour.
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