
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Des colons israéliens ont attaqué à Taybeh, en Cisjordanie occupée, un convoi de diplomates européens (belges, français, polonais) pendant la récolte des olives.
Le ministre belge Maxime Prévot condamne l'attaque et affirme que la Belgique continuera de plaider pour des sanctions européennes contre les responsables.
Le maire d'Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, a été frappé lors de l'attaque, sans hospitalisation selon les sources qui le précisent.
Question : la visite devait-elle être coordonnée avec l'armée israélienne ? Gideon Saar le reproche aux consulats, relayé par la presse australienne, française et roumaine ; la presse israélienne met en avant l'absence de réaction de l'armée alertée sur place.
Question : comment lire la réaction du bureau du Premier ministre ? La presse française cite sa dénonciation d'une campagne de « diffamation » ; la presse américaine retient sa demande de preuves face à une accusation grave.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Singapour
États-Unis
Aperçu : 3 lectures sur 7 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Canberra relaie sans prise de position propre les protestations européennes, centrées sur l'exigence belge de mettre fin à l'impunité des colons et sur la réponse de Gideon Saar.
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Bruxelles réclame des comptes à Israël après l'attaque de son consulat : la presse belge traite l'épisode comme une agression contre des diplomates européens et un appel à sanctionner les colons violents.
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Paris dénonce l'agression de ses ressortissants et exige d'Israël l'arrestation des auteurs, en faisant de la tolérance supposée du gouvernement israélien envers les colons le véritable enjeu.
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ANGLE DOMINANT
Canberra relaie sans prise de position propre les protestations européennes, centrées sur l'exigence belge de mettre fin à l'impunité des colons et sur la réponse de Gideon Saar.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 18 octobre 2026. Les médias australiens, ABC News et PerthNow, racontent l'attaque de samedi à Taybeh, village chrétien de Cisjordanie occupée, d'abord par la voix des chancelleries européennes.
Selon ABC, des colons masqués ont attaqué un groupe de diplomates européens en visite. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, affirme que les assaillants ont visé des civils palestiniens, des diplomates français et polonais, le consul général de Belgique auprès des Palestiniens et un maire français. Un véhicule belge a été endommagé. « L'impunité des colons violents doit cesser », écrit-il sur X, en appelant Israël, puissance occupante, à protéger Palestiniens, diplomates et journalistes.
Le maire d'Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, a dit à Reuters qu'il récoltait des olives près de Taybeh, par solidarité avec la communauté locale, quand des colons masqués l'ont « violemment attaqué » : « J'ai été jeté au sol ». PerthNow relaie le récit d'un correspondant de la radio de l'armée israélienne, Doron Kadosh : sept hommes masqués ont encerclé un véhicule diplomatique, exigé des papiers d'identité et brisé une vitre. Des vidéos montrent le maire, écharpe tricolore, assis sur le sol poussiéreux.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a condamné l'attaque et parlé d'« émeutiers israéliens », tout en suggérant que les diplomates auraient dû coordonner leur visite avec l'armée, ce qui aurait pu garantir leur sécurité. Le vice-président palestinien Hussein al-Sheikh y voit un petit exemple du « terrorisme quotidien » subi par les Palestiniens.
PerthNow replace l'événement dans la récolte des olives : au moins quatre morts et plus de 100 blessés depuis son début, selon le ministère palestinien de la Santé. Vendredi, un photographe du Washington Post a été grièvement blessé. Des militants estiment que les autorités israéliennes font peu pour freiner ces violences. Maxime Prevot lie l'attaque à la « politique de colonisation illégale » d'Israël et promet de plaider pour de nouvelles sanctions de l'Union européenne.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles réclame des comptes à Israël après l'attaque de son consulat : la presse belge traite l'épisode comme une agression contre des diplomates européens et un appel à sanctionner les colons violents.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 18 octobre 2026. Samedi 17 octobre 2026, des colons israéliens ont attaqué un convoi de diplomates européens près du village de Taybeh, en Cisjordanie occupée. Selon la presse belge, une délégation de diplomates belges, français et polonais participait à la récolte des olives « en guise de soutien symbolique à la population locale », a expliqué Laurens Soenen, porte-parole du cabinet du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot.
La Libre Belgique et la VRT rapportent que le convoi a été encerclé par des colons masqués, armés de bâtons, qui ont lancé des pierres sur les véhicules. « La délégation a tenté de partir, mais une vitre du véhicule de la consule générale a été brisée », précise Soenen. La consule générale belge à Jérusalem, Anick Van Calster, et un second diplomate belge étaient présents ; ils sont indemnes. Le maire communiste d'Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, a en revanche été roué de coups, une vidéo vue par l'AFP le montrant affalé au sol contre une voiture. Selon un diplomate, ses jours ne sont pas en danger.
Maxime Prévot a réagi sur X : « Je condamne avec la plus grande fermeté l'attaque de colons masqués à Taybeh. » Il a noté qu'un véhicule belge avait été endommagé et que « l'équipe est en sécurité ». Il appelle les autorités israéliennes à traduire les responsables en justice et affirme que la Belgique continuera de plaider pour des sanctions européennes contre les auteurs de ces violences et ceux qui les soutiennent.
ANGLE DOMINANT
Paris dénonce l'agression de ses ressortissants et exige d'Israël l'arrestation des auteurs, en faisant de la tolérance supposée du gouvernement israélien envers les colons le véritable enjeu.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 17 octobre 2026. Des colons israéliens ont attaqué samedi 17 octobre un convoi de diplomates européens à Taybeh, village majoritairement chrétien de Cisjordanie occupée, rouant de coups Bernard Baudoux, 78 ans, maire communiste d'Aulnoye-Aymeries (Nord). Des voitures des missions française, belge et polonaise avaient amené la délégation, dont le consul général de France à Jérusalem, quand les colons ont lancé un raid pour empêcher des agriculteurs palestiniens de ramasser les olives, selon des témoins cités par l'AFP.
Des images vues par l'AFP montrent l'élu, ceint de l'écharpe tricolore, affaissé contre une voiture. Il n'a pas nécessité d'hospitalisation et a pu poursuivre sa visite, destinée à signer un accord de coopération entre les deux localités. Selon RFI, les colons, masqués et armés de gourdins, ont aussi brisé la vitre d'une voiture diplomatique belge.
Le maire en tire une lecture politique : « Je pense que si les colons agissent comme ça, il y a une tolérance du gouvernement israélien. » Il ajoute : « Moi après je vais rentrer dans mon pays, tout ira bien. Ceux qui continuent à souffrir le plus, c'est ceux qui sont ici. »
La réaction de Paris est ferme. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé les autorités israéliennes à « arrêter impérativement les responsables » et à les « traduire en justice », jugeant ces actes « révoltants » et réclamant que cessent « de toute urgence » ces violences criminelles. La Belgique, par la voix de Maxime Prévot, a condamné « avec la plus grande fermeté » l'attaque de colons masqués.
ANGLE DOMINANT
Jérusalem tranche sur le terrain sécuritaire : l'attaque de Taybeh est présentée comme une défaillance de protection de l'armée et de la police pendant la récolte des olives, avant d'être un contentieux avec l'Europe.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 17 octobre 2026. Dans la presse israélienne, l'attaque de Taybeh est d'abord racontée comme un échec de sécurité sur le terrain, au cœur de la récolte des olives. Le Jerusalem Post, citant Army Radio, évoque « approximativement sept colons masqués » qui auraient attaqué, samedi, des cueilleurs palestiniens près du village de Taybeh, en présence de diplomates français, dont le consul de France à Jérusalem, mais aussi belges et polonais. Toujours selon Army Radio, les colons auraient brisé la vitre d'un véhicule du consulat belge.
Haaretz, de son côté, parle d'une délégation de diplomates européens et de personnalités publiques attaquée par des colons masqués dans ce village chrétien proche de Ramallah. Le journal donne la parole à l'activiste israélien Amit Orfali : « Sept colons masqués armés de gourdins ont encerclé nos véhicules, les ont frappés, nous ont menacés de mort et ont exigé de voir nos papiers d'identité. »
Le Jerusalem Post publie aussi le témoignage d'une militante israélienne présente sur place : les colons les ont bloquées, ont entouré le véhicule et réclamé leurs cartes d'identité. « Nous avons informé l'armée en temps réel, mais elle n'est ni arrivée ni n'a répondu », écrit-elle. Le quotidien rappelle que Tsahal avait terminé ses préparatifs pour la récolte plus tôt en octobre, par crainte de violences nationalistes et d'affrontements entre Palestiniens et colons.
ANGLE DOMINANT
Roumanie relaye l'attaque contre le convoi diplomatique européen comme un incident entre Israël et plusieurs États de l'Union, en détaillant les condamnations de Paris et de Bruxelles et la réponse de Gideon Saar.
POINTS CLES
ANALYSE
En Roumanie, Digi24 et G4Media, ce dernier d'après l'AFP et Agerpres, rendent compte de l'attaque survenue samedi 17 octobre à Taybeh, village à majorité chrétienne de Cisjordanie, contre un convoi de diplomates européens. Des voitures des missions française, belge et polonaise transportaient la délégation, qui participait à la récolte des olives avec des agriculteurs palestiniens et au lancement d'un accord de jumelage entre Taybeh et Aulnoye-Aymeries, dans le Nord de la France.
Le récit se concentre sur Bernard Baudoux, maire communiste de 78 ans. Selon Digi24, il portait son écharpe tricolore et tentait de monter dans un véhicule à plaques diplomatiques lorsqu'il a été « attaqué et jeté au sol ». Un témoin cité par le site affirme que l'agresseur masqué a crié « Vive la France ». G4Media, citant l'AFP, mentionne des coups de pied et une vidéo où l'élu est effondré près d'une voiture ; deux personnes qui lui ont parlé indiquent qu'une hospitalisation n'était pas nécessaire. Digi24 ajoute que son épouse et l'archevêque de Cambrai, Vincent Dollmann, ont été menacés par sept hommes, certains munis de bâtons, et qu'une vitre d'un véhicule blindé belge a été brisée.
Digi24 décrit aussi, d'après la relation qu'il reprend, l'agression préalable de Palestiniens : des olives volées, une femme d'environ 70 ans frappée et insultée, un homme blessé à la tête, six points de suture à la clé.
ANGLE DOMINANT
Singapour relaie, par dépêches d'agence, une crise diplomatique : des diplomates européens et un maire français agressés en Cisjordanie, et des capitales européennes qui réclament des sanctions contre les colons.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 18 octobre 2026. Les deux médias singapouriens du pool, Channel News Asia et le Straits Times, traitent l'épisode comme un incident diplomatique européen en Cisjordanie occupée, sur la foi de dépêches d'agence (AFP, Reuters).
Channel News Asia ouvre sur les faits : samedi 17 octobre, des colons israéliens ont attaqué un convoi de diplomates européens et frappé un maire français en visite. Le journal précise que les violences en Cisjordanie ont « choqué une grande partie du monde », la Grande-Bretagne ayant mené des sanctions économiques, ce qui a conduit Israël à fermer le consulat britannique à Jérusalem. Le maire d'Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, 78 ans, raconte que des colons masqués ont proféré des propos diffamatoires sur la France, l'ont frappé à coups de pied et de barres de fer alors qu'il accompagnait des cueilleurs d'olives palestiniens avec les représentants français et belge à Jérusalem et des diplomates polonais. Il portait une écharpe tricolore, a été vu effondré au bord d'une voiture, sans avoir besoin de soins hospitaliers.
Le texte reprend sa lecture politique : « s'il y a une tolérance de la part du gouvernement israélien », dit-il, les colons se comportent ainsi. Il ajoute que ceux qui souffrent le plus restent ceux qui vivent sur place. Le journal replace l'attaque dans la saison électorale, au lendemain des coups reçus par un photographe américain du Washington Post, dans un état modéré avec des vertèbres cassées, alors que la violence monte avant des élections âprement disputées.
ANGLE DOMINANT
Washington relie l'agression de Taybeh à la campagne israélienne : la presse américaine pèse la réaction du bureau de Netanyahu, qui appelle à la prudence, à moins de deux semaines d'un scrutin serré.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 18 octobre 2026. Pour CBS News comme pour ABC News, l'attaque de samedi contre des diplomates européens près du village de Taybeh, en Cisjordanie occupée, s'inscrit dans une séquence de violences durant la récolte des olives, et non dans un incident isolé.
CBS rapporte que la police israélienne a ouvert une enquête après la diffusion en ligne d'images où l'on voit plusieurs diplomates agressés. Elle dit s'efforcer de localiser les victimes et d'identifier les suspects « with the aim of bringing them to justice ». L'armée israélienne a condamné un « severe act of violence » commis par des « Israeli rioters », tout en précisant que la visite n'avait pas été coordonnée avec elle et qu'aucun soldat n'était sur place. La chaîne israélienne Kan, citée par CBS, indique que la délégation comprenait des représentants de la France, de la Belgique et de la Pologne.
Le bureau de Benjamin Netanyahu occupe une place centrale dans le récit de CBS. Il juge toute violence contre des diplomates « unacceptable », mais appelle à la prudence avant de « tirer des conclusions » : « The more serious the accusation, the greater the demand for compelling evidence. » Il évoque aussi des inquiétudes face à une « coordinated campaign to smear Israel ». CBS écrit que cette réponse tente de jeter le doute sur les circonstances de l'attaque.
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Les récits de l'attaque de Taybeh viennent de témoins, de chancelleries et d'autorités israéliennes, et ne portent pas tous sur les mêmes éléments : le déroulé sur place, le rôle de l'armée, la réponse politique et la série de violences de la récolte des olives.
La police israélienne a ouvert une enquête ; aucune arrestation n'est mentionnée dans les sources, et Paris et Bruxelles continuent de demander des poursuites et des sanctions.
Digi24 écrit que les colons auraient d'abord attaqué des Palestiniens avant d'atteindre les diplomates. Le site roumain mentionne une femme d'environ 70 ans frappée et insultée, et un homme battu au point de nécessiter six points de suture à la tête.
« Je pense que si les colons agissent comme ça, il y a une tolérance du gouvernement israélien. »
Selon Army Radio, citée par le Jerusalem Post, environ sept colons masqués sont en cause. PerthNow relaie le récit du correspondant de la radio, Doron Kadosh : ils ont encerclé un véhicule diplomatique, réclamé des papiers d'identité et brisé une vitre. Haaretz donne la parole à l'activiste israélien Amit Orfali, qui parle de « sept colons masqués armés de gourdins » et de menaces de mort.
Les descriptions des armes varient selon les médias : barres de fer dans le récit du maire rapporté par Channel News Asia, bâtons pour La Libre Belgique, gourdins pour RFI. Digi24 cite un témoin pour qui un assaillant masqué a crié « Vive la France », et indique que l'épouse du maire et l'archevêque de Cambrai, Vincent Dollmann, ont été menacés.
Gideon Saar a condamné l'attaque et parlé d'« émeutiers israéliens », en reprochant aux consulats de ne pas avoir coordonné la visite avec l'armée. Selon CBS News, l'armée israélienne a elle aussi condamné un acte de violence et précisé que la visite n'avait pas été coordonnée avec elle, sans soldat sur place.
Le Jerusalem Post publie le témoignage d'une militante israélienne présente : « Nous avons informé l'armée en temps réel, mais elle n'est ni arrivée ni n'a répondu. » Le quotidien rappelle que Tsahal avait terminé ses préparatifs pour la récolte plus tôt en octobre, par crainte de violences nationalistes.
La police israélienne a ouvert une enquête, selon le Jerusalem Post et CBS News. CBS écrit qu'elle cherche à localiser les victimes et à identifier les suspects. Aucune des sept couvertures ne fait état d'une arrestation.
Jean-Noël Barrot a appelé Israël à « arrêter impérativement les responsables » et à les « traduire en justice », selon la presse française. Maxime Prévot, selon La Libre Belgique, appelle les autorités israéliennes à traduire les responsables en justice. Selon ABC News, il rattache l'attaque à la « politique de colonisation illégale » d'Israël et annonce qu'il plaidera pour de nouvelles sanctions de l'Union européenne.
« Récolter des olives, informer ou exercer des fonctions diplomatiques ne devrait jamais exposer personne à une attaque »
Reuters, via le Straits Times, indique que l'armée israélienne, la Commission européenne et les ministères français et polonais n'avaient pas répondu aux demandes de commentaire. Channel News Asia, de son côté, rappelle que la Grande-Bretagne a mené des sanctions économiques et qu'Israël a ensuite fermé le consulat britannique à Jérusalem.
Le bureau de Benjamin Netanyahu est cité de deux façons. Selon CBS News, il juge toute violence contre des diplomates inacceptable et demande des preuves avant de tirer des conclusions. La presse française relève qu'il dénonce une campagne de « diffamation » contre les colons. Le HuffPost rappelle qu'après l'agression de la photographe du Washington Post, le même bureau avait dit que les responsables devraient rendre des comptes.
La presse française évoque un photographe de l'AFP passé à tabac la semaine précédente. Vendredi 16 octobre 2026, une photographe du Washington Post a été grièvement blessée, selon les médias français et australiens. Channel News Asia précise que les vertèbres du photographe américain sont cassées et que son état est modéré.
Le ministère palestinien de la Santé compte au moins quatre morts et plus de 100 blessés depuis le début de la récolte, selon ABC News et PerthNow. Seules les couvertures australienne et américaine donnent ce bilan. Ce décompte mesure ce que ces deux corpus ont retenu, pas l'ampleur des violences sur le terrain.
ABC News situe ces faits à moins de deux semaines d'élections très disputées. Channel News Asia parle d'une violence qui monte avant un scrutin âprement disputé. Des militants cités par ABC estiment que les autorités israéliennes font peu pour arrêter ces attaques.
Environ sept colons masqués, selon Army Radio citée par le Jerusalem Post, armés de bâtons selon la presse belge.
La vitre du véhicule de la consule générale Anick Van Calster a été brisée ; les deux diplomates belges sont indemnes.
Maxime Prévot, ministre belge, réclame des sanctions de l'UE contre les auteurs et ceux qui les soutiennent.
Gideon Saar condamne les actes mais évoque l'absence de coordination avec l'armée ; Netanyahu dénonce une « diffamation ».
La VRT replace l'épisode dans une tendance plus large : depuis le début de la récolte des olives, fin septembre, la violence en Cisjordanie est de nouveau en hausse. Les deux médias traitent d'abord l'incident sous l'angle de la protection du personnel consulaire et de la réponse du gouvernement belge, avec peu de place pour la version israélienne ou pour la situation des agriculteurs palestiniens de Taybeh.
Les articles consultés ne mentionnent ni la réaction du gouvernement israélien ni le contexte électoral. Ils insistent sur le caractère symbolique de la mission, décrite comme un geste de soutien aux habitants, et sur le fait que la délégation européenne était composée de trois missions diplomatiques, belge, française et polonaise, dont une partie des membres a vu son véhicule pris pour cible en pleine journée.
Côté israélien, les réponses divergent. Gideon Saar a condamné fermement des actes qu'il impute à des « émeutiers israéliens », tout en reprochant aux consulats de ne pas avoir coordonné la visite avec l'armée. L'armée a condamné l'attaque et la police a ouvert une enquête. Le bureau de Benjamin Netanyahu, lui, dénonce une campagne de « diffamation » contre les colons. Le HuffPost rappelle que ce même bureau, après l'agression de la photographe américaine du Washington Post vendredi, avait dit que les responsables devraient « rendre des comptes », sans accuser les colons.
La presse française inscrit l'épisode dans une série : un photographe de l'AFP passé à tabac la semaine précédente, une photographe du Washington Post grièvement blessée vendredi, dans un contexte d'intensification des violences contre la récolte palestinienne des olives.
La police israélienne a ouvert une enquête et transmis les détails de l'incident au ministère des Affaires étrangères. Le titre souligne également que Tsahal condamne les violences de colons. Côté européen, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné l'attaque et annoncé que Bruxelles continuerait de plaider pour des sanctions contre « ceux qui sont responsables de cette violence et ceux qui la soutiennent ». Il a ajouté que « l'impunité des colons violents doit cesser » et que ces attaques « ne peuvent être dissociées de la politique de colonisation illégale d'Israël ».
Dans ces deux titres, le fil conducteur reste la capacité de l'armée et de la police à protéger civils et étrangers pendant la récolte, plus que la querelle diplomatique avec les capitales européennes.
Les réactions occupent une large place. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné les violences visant Palestiniens, diplomates et journalistes et dit que la Belgique continuera de pousser l'Union européenne à sanctionner les colons impliqués. Gideon Saar, chef de la diplomatie israélienne, a « fermement condamné ces actes graves » en les attribuant à des « éléments turbulents israéliens », tout en reprochant aux consulats européens de ne pas avoir coordonné la visite avec l'armée israélienne.
Les deux médias présentent l'épisode comme une escalade des violences contre la récolte des olives, sans le replacer dans la politique intérieure israélienne ni dans un débat roumain. L'angle retenu est celui d'un incident diplomatique visant des représentants de pays de l'UE, dont la Roumanie est membre, avec une attention particulière à la dimension religieuse du village et à la présence d'un prélat.
Le ministre français Jean-Noël Barrot demande à Israël de « faire cesser d'urgence les violences criminelles » et d'arrêter les responsables ; son homologue belge lance un appel similaire. Le ministère israélien des Affaires étrangères a condamné l'attaque contre les diplomates, selon le texte.
Le Straits Times, via Reuters, donne la parole au ministre belge Maxime Prévot : des colons masqués ont attaqué des Palestiniens, des représentants catholiques et des diplomates occidentaux, dont le consul général belge, des diplomates français et polonais et un maire français ; un véhicule belge a été endommagé. « Récolter des olives, informer ou exercer des fonctions diplomatiques ne devrait jamais exposer personne à une attaque », dit-il, en annonçant que Bruxelles continuera de réclamer des sanctions contre les auteurs et leurs soutiens. L'armée israélienne, la Commission européenne et les ministères français et polonais n'avaient pas répondu aux demandes de commentaire.
ABC News donne la parole au ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Selon lui, des colons masqués ont visé le consul général de Belgique, des diplomates français et polonais et des représentants catholiques ; « a French mayor was assaulted and a Belgian vehicle damaged », mais son équipe est saine et sauve. Il relie l'attaque à la « politique de colonisation illégale » d'Israël, promet de pousser à de nouvelles sanctions européennes et affirme que « l'impunité » des colons violents doit cesser. ABC cite aussi un militant présent, Amit Orfali, selon qui les hommes masqués « threatened to kill us ».
Les deux médias donnent le contexte américain et sanitaire. La veille, un photographe du Washington Post a été grièvement blessé lors d'une autre attaque. Selon le ministère palestinien de la Santé, cité par ABC, au moins quatre personnes ont été tuées et plus de cent blessées depuis le début de la récolte. Des militants estiment que les autorités israéliennes font peu pour arrêter ces attaques.
ABC rappelle enfin que ces violences surviennent à moins de deux semaines d'élections très disputées, qui pourraient mettre fin au mandat de Netanyahu. Le cadrage américain privilégie ainsi l'enjeu électoral et la réponse du gouvernement israélien, plus que le sort du village chrétien ou la coopération franco-palestinienne.
Plus divergent que 37 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).