
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le 12 octobre, plusieurs missiles balistiques nord-coréens ont été tirés de la région de Pyongyang, selon l'état-major sud-coréen cité par les sept corpus.
Selon l'état-major sud-coréen, l'un des missiles a parcouru environ 900 kilomètres, ou davantage selon les sources.
Les tirs sont rapprochés de l'essai sud-coréen d'une arme hypersonique, mené quelques jours plus tôt.
Les presses sud-coréenne, philippine et pakistanaise présentent le tir comme une réponse à l'essai hypersonique sud-coréen, citant l'état-major de Séoul. Les presses allemande, russe et suédoise s'en tiennent aux faits, sans formuler cette lecture.
Couvertures qui vont dans ce sens
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Suède
Allemagne
Russie
Aperçu : 3 lectures sur 7 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Berlin enregistre la nouvelle salve nord-coréenne comme un maillon de plus dans une série de tests balistiques, en s'en tenant aux sources sud-coréennes et japonaises.
2 sources · Voir les sources
Paris décrypte ces tirs comme un nouvel épisode d’une course aux armements technologiques entre Pyongyang et Séoul, entre planeur hypersonique et missile dit doté d’IA.
3 sources · Voir les sources
Séoul tranche en réponse sécuritaire et institutionnelle : état-major en alerte maximale, réunion d'urgence du Bureau de la sécurité nationale, et tirs nord-coréens présentés comme une riposte au planeur hypersonique sud-coréen.
2 sources · Voir les sources
ANGLE DOMINANT
Berlin enregistre la nouvelle salve nord-coréenne comme un maillon de plus dans une série de tests balistiques, en s'en tenant aux sources sud-coréennes et japonaises.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 12 octobre 2026. La presse allemande traite l'événement en dépêche d'agence, sans commentaire étendu. Tagesschau et Handelsblatt rapportent que la Corée du Nord a tiré « erneut mehrere ballistische Raketen » depuis la région de Pyongyang, en direction de la mer du Japon, que les Sud-Coréens appellent mer de l'Est. Selon l'agence Yonhap, citant l'état-major interarmées sud-coréen, les engins ont parcouru environ 900 kilomètres. La chaîne japonaise NHK, s'appuyant sur des sources gouvernementales, indique qu'ils sont tombés hors de la zone économique exclusive du Japon.
Les deux titres insistent sur ce qu'ils ignorent : les types de missiles ne sont pas connus et Pyongyang n'a fait aucune déclaration. Tagesschau écrit que « der Hintergrund bleibt deshalb unklar », l'arrière-plan restant donc incertain.
Le contexte est donné en quelques lignes. Jeudi dernier, le Sud a testé son premier planeur hypersonique, système qui permet selon son gouvernement des frappes de précision par surprise. Les tensions étaient toutefois déjà montées avant cet essai : une mine posée à la frontière lourdement fortifiée a blessé trois soldats sud-coréens. Séoul y voit une mine nord-coréenne ; Pyongyang conteste cette version.
La série est replacée dans le calendrier : un tir depuis la région du port de Wonsan le 3 octobre, puis au moins un missile balistique le 20 septembre, retombé en mer du Japon. Handelsblatt, dont la dépêche est datée de Pékin, ajoute que, selon des experts, Pyongyang cherche ainsi à développer ses capacités militaires et à démontrer sa force, la Corée du Nord testant régulièrement des missiles balistiques.
Le récit allemand reste donc factuel et centré sur l'enchaînement des tests et sur la sécurité régionale. Il ne mentionne ni réaction de Berlin ni initiative diplomatique, et ne donne pas de détail technique sur les engins tirés.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte ces tirs comme un nouvel épisode d’une course aux armements technologiques entre Pyongyang et Séoul, entre planeur hypersonique et missile dit doté d’IA.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 12 octobre 2026. La presse française rapporte que la Corée du Nord a tiré lundi 12 octobre plusieurs missiles balistiques depuis la région de Pyongyang vers la mer de l’Est, nom coréen de la mer du Japon. « Notre armée a détecté plusieurs missiles balistiques tirés de la région de Pyongyang […] vers 9 h 20 », soit 2 h 20 à Paris, a indiqué l’état-major interarmées sud-coréen, qui a renforcé « la surveillance et la vigilance face à de possibles tirs supplémentaires ». Dans un premier temps, l’armée avait fait état d’un « projectile non identifié ». Selon France 24, Tokyo a confirmé séparément le tir d’au moins un missile balistique présumé.
Les journaux français inscrivent ces tirs dans une séquence d’armement. Jeudi, Séoul a testé un véhicule planant hypersonique, sa première arme de ce type fabriquée sur son territoire. Le Monde et Sud Ouest expliquent que ces planeurs, envoyés dans la haute atmosphère par des propulseurs de fusée, fondent sur leur cible à une vitesse au moins cinq fois supérieure à celle du son. Ce test faisait lui-même suite à un tir nord-coréen de missile hypersonique de portée intermédiaire, que Pyongyang dit avoir doté d’intelligence artificielle.
Le récit s’attarde sur les déclarations nord-coréennes. Kim Yo-jong, sœur du dirigeant, a présenté ce missile comme « capable de modifier sa trajectoire de vol à basse altitude » et assuré qu’« il n’existe aucun moyen d’éviter l’attaque de ce type de missile », sans détailler le rôle de l’IA. Kim Jong-un a pour sa part avancé qu’« aucun pays au monde ne pourrait avoir accès à une telle technologie avant au moins plusieurs années ». Sud Ouest consacre un intertitre à « une course aux armements technologiques ».
ANGLE DOMINANT
Séoul tranche en réponse sécuritaire et institutionnelle : état-major en alerte maximale, réunion d'urgence du Bureau de la sécurité nationale, et tirs nord-coréens présentés comme une riposte au planeur hypersonique sud-coréen.
POINTS CLES
ANALYSE
Séoul, 12 octobre 2026. La Corée du Nord a tiré lundi plusieurs missiles balistiques vers la mer de l'Est, selon l'état-major interarmées (JCS), qui a détecté le lancement vers 9 h 20 depuis la région de Pyongyang. Au moins un engin a parcouru plus de 900 kilomètres. Yonhap parle d'une « démonstration de force apparente » face au récent essai réussi d'un missile hypersonique sud-coréen.
Le porte-parole du JCS, Jang Do-young, a livré une première analyse : le tir serait une protestation contre le lancement réussi du planeur hypersonique (HGV) sud-coréen, doublée d'une vitrine des acquis du plan quinquennal de défense nord-coréen et d'une démonstration délibérée de ses capacités. Interrogé sur la nature des engins, hypersoniques ou de portée intermédiaire, il a refusé de répondre, l'armée devant encore analyser les caractéristiques du tir. L'état-major assure avoir renforcé sa surveillance, maintenir une posture de préparation totale et partager l'information avec les États-Unis et le Japon.
La présidence a réagi par le Bureau de la sécurité nationale. Réuni en urgence avec le ministère de la Défense et le JCS, il a exigé l'arrêt immédiat des tirs. Selon la porte-parole Kang Yu-jung, ces lancements répétés sont « des actes graves qui violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU » et n'aident en rien à gérer la situation dans la péninsule. Le Bureau appelle à prendre toutes les mesures nécessaires.
ANGLE DOMINANT
Manille relaie l'escalade balistique en péninsule coréenne à travers les dépêches de Séoul et de Tokyo, en la présentant comme une riposte nord-coréenne à l'essai hypersonique du Sud.
POINTS CLES
ANALYSE
Manille, 12 octobre 2026. Les médias philippins reprennent l'information telle que la livrent les dépêches d'agence depuis Séoul et Tokyo : lundi, la Corée du Nord a tiré plusieurs missiles balistiques vers la mer au large de sa côte est. Selon l'état-major interarmées sud-coréen, les tirs ont eu lieu vers 9 h 20 heure locale (0020 GMT), depuis les environs de Pyongyang. Les engins « semblaient de types différents » et l'un d'eux a parcouru plus de 900 kilomètres, précise GMA News. Plus tôt, les garde-côtes japonais avaient évoqué deux projectiles non identifiés, présumés balistiques, déjà retombés.
Le récit place ces tirs dans une séquence. GMA News y voit le quatrième lancement nord-coréen en un mois, quelques jours après le premier essai d'un missile hypersonique sud-coréen, supervisé par le président Lee Jae Myung, « un rare étalage public » d'un tel essai par un chef d'État sud-coréen. Un porte-parole de l'état-major sud-coréen y lit « une démonstration de force » en réponse à ce test, ainsi qu'une démonstration délibérée de capacités balistiques. Le Bureau de la sécurité nationale sud-coréen a tenu une réunion d'urgence et condamné des violations des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, en demandant l'arrêt immédiat des tirs.
Les articles rappellent aussi le précédent du 3 octobre. L'agence KCNA avait alors parlé d'un missile hypersonique testé sous la supervision de Kim Jong Un, tandis que Kim Yo Jong, sœur du dirigeant, avait décrit un essai de missile stratégique de portée intermédiaire. Interaksyon souligne que Pyongyang a conduit des tirs de missiles à plus de dix reprises cette année.
ANGLE DOMINANT
Islamabad décrypte ces tirs comme un épisode de la course technologique entre les deux Corées, où chaque essai hypersonique appelle une réplique immédiate.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 12 octobre 2026. Les médias pakistanais, ARY News (reprenant l'AFP), Daily Times et Business Recorder, traitent le tir nord-coréen du lundi 12 octobre comme un nouveau maillon d'une surenchère technologique entre Pyongyang et Séoul.
Les faits rapportés sont concordants. Vers 9 h 20, heure locale, l'état-major interarmées sud-coréen a détecté « several ballistic missiles » tirés de la région de Pyongyang vers la mer de l'Est, autre nom de la mer du Japon. L'un des engins a parcouru plus de 900 kilomètres. Business Recorder précise que les missiles semblaient de types différents et qu'il s'agit du quatrième tir nord-coréen en un mois. Selon Daily Times, les projectiles sont retombés hors de la zone économique exclusive du Japon, sans dommage pour les navires.
Le cadrage dominant est celui de la réponse. Daily Times écrit que des analystes militaires y voient « a direct response » à l'essai du premier planeur hypersonique sud-coréen, effectué jeudi dernier, et conclut que ce contre-essai rapide « underscores a escalating cycle of military deterrence ». Business Recorder cite un porte-parole de l'état-major sud-coréen, pour qui ces tirs sont « a show of force » face au succès du missile hypersonique de Séoul. Le même article note qu'il est rare qu'un président sud-coréen, ici Lee Jae Myung, supervise publiquement un tel essai.
ANGLE DOMINANT
Moscou relaie sobrement les tirs nord-coréens du 12 octobre à partir des seules sources sud-coréennes et japonaises, en les inscrivant dans la série d'essais ouverte le 3 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 12 octobre 2026. Les agences et journaux russes traitent les tirs nord-coréens du lundi 12 octobre comme une dépêche de veille, en s'appuyant exclusivement sur des sources étrangères. TASS, depuis Séoul, indique que l'armée sud-coréenne « affirme » que la RPDC a tiré plusieurs missiles balistiques en direction de la mer du Japon, citant l'agence News1 qui elle-même relaie l'état-major interarmées sud-coréen. Les engins ont été lancés vers 9 h 20 heure locale (0 h 20 GMT) depuis une zone proche de Pyongyang et ont parcouru environ 900 km. L'armée sud-coréenne, précise la dépêche, reste en alerte face à d'éventuels tirs supplémentaires et échange des informations avec les États-Unis et le Japon.
Une seconde dépêche de TASS, datée de Tokyo, rapporte les propos des garde-côtes japonais : la RPDC aurait tiré ce qui pourrait être deux missiles balistiques. Le premier projectile a volé environ deux minutes avant de retomber, tandis que la retombée du second a été signalée huit minutes après le lancement. Citant la télévision NHK, l'agence ajoute que le premier missile est tombé hors de la zone économique exclusive du Japon. Le choix du verbe « claims » dans le titre anglais de TASS, comme celui de « claimed » côté sud-coréen, marque une distance d'attribution : l'agence rapporte ce que disent Tokyo et Séoul sans le confirmer par une source propre.
ANGLE DOMINANT
Stockholm relaie sobrement l'alerte militaire sud-coréenne, sans prise de position nationale, en retenant surtout la revendication nord-coréenne d'un missile doté d'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 12 octobre 2026. La presse suédoise traite l'information par une dépêche brève, publiée à l'identique par Aftonbladet et Svenska Dagbladet sous le titre « Nordkorea avfyrat flera robotar » (la Corée du Nord a tiré plusieurs missiles). Le texte rapporte que les engins ont été détectés dans la matinée, heure locale, et lancés à proximité de Pyongyang, la capitale nord-coréenne.
La source unique est l'armée sud-coréenne. Dans un communiqué, elle indique que « notre défense a renforcé la surveillance et la vigilance face à d'éventuels tirs supplémentaires ». La dépêche ne chiffre ni le nombre de missiles ni leur portée, et ne précise pas où ils sont retombés ; ces éléments, notamment le tir à plus de 900 kilomètres signalé par Séoul et Tokyo, relèvent du contexte plus large de l'événement et ne figurent pas dans les articles suédois recueillis.
Le rappel porte sur le précédent tir : plus tôt ce mois-ci, la Corée du Nord a procédé à l'essai d'un missile balistique. Les médias suédois ajoutent une précision attribuée : le pouvoir nord-coréen affirme que cet engin était équipé d'une technologie d'intelligence artificielle et qu'il peut modifier sa trajectoire à basse altitude. Le verbe suédois « påstår » (affirme) marque la distance de la rédaction face à cette revendication, que rien dans le texte ne vient vérifier.
Le cadrage est donc celui d'une alerte militaire dans la péninsule, vue de loin : pas de réaction suédoise, pas de position de Stockholm, pas de lecture diplomatique ni d'appel à la reprise du dialogue. La Suède relaie le fait comme un épisode de plus dans une série de tirs, en s'appuyant sur le seul récit sud-coréen et en laissant de côté les dimensions politiques de l'escalade entre Séoul et Pyongyang. Le format court, sans analyste ni correspondant cité, limite la lecture à ce que l'état-major sud-coréen choisit de communiquer.
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publié le
pays
sources
articles
écart
La nature des engins tirés reste ouverte. L'état-major sud-coréen n'a pas voulu les qualifier, Tokyo décrit une trajectoire irrégulière, et les sept corpus analysés ne citent aucune source nord-coréenne sur ces tirs.
Séoul et Washington analysent les caractéristiques des tirs ; Pyongyang n'a pas commenté et le nombre exact de missiles n'est pas précisé.
Le porte-parole de l'état-major interarmées, Jang Do-young, a livré une première lecture, rapportée par Yonhap. Selon lui, le tir serait une protestation contre le lancement réussi du planeur hypersonique sud-coréen. Il y voit aussi une vitrine des acquis du plan quinquennal de défense nord-coréen.
« des actes graves qui violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU »
Interrogé sur la nature des engins, hypersoniques ou de portée intermédiaire, Jang Do-young a refusé de répondre. L'armée doit encore analyser les caractéristiques du tir, a-t-il dit. Selon GMA News, les missiles « semblaient de types différents ».
L'état-major affirme avoir renforcé sa surveillance, maintenir une posture de préparation totale et partager l'information avec les États-Unis et le Japon. Yonhap rappelle qu'un missile hypersonique, qui vole à au moins Mach 5 sur une trajectoire manœuvrable, est difficile à intercepter avec les boucliers antimissiles existants.
Les détails techniques viennent surtout des autorités japonaises. Selon la presse sud-coréenne, les deux tirs espacés de 17 minutes et la trajectoire irrégulière sont absents des dépêches de Yonhap et de KBS, qui s'en tiennent aux chiffres de l'état-major sud-coréen.
TASS cite les garde-côtes japonais : le premier projectile aurait volé environ deux minutes avant de retomber, la chute du second étant signalée huit minutes après le lancement. Citant NHK, l'agence ajoute que le premier missile est tombé hors de la zone économique exclusive du Japon.
Vedomosti, qui s'appuie sur TV Asahi et le ministère japonais de la Défense, donne deux lancements vers 9 h 20 et 9 h 40. Le quotidien précise qu'aucune information sur d'éventuels dommages n'est disponible.
Cinq corpus sur sept (Allemagne, Corée du Sud, Philippines, Pakistan, Russie) rapportent la distance d'environ ou de plus de 900 kilomètres. Ce décompte mesure ce que les articles recueillis mentionnent, pas l'état des faits : la France et la Suède ne donnent pas ce chiffre.
La dépêche suédoise publiée par Aftonbladet et Svenska Dagbladet repose sur le seul communiqué de l'armée sud-coréenne. Elle ne chiffre ni le nombre de missiles ni leur portée.
La lecture d'une réponse à l'essai sud-coréen apparaît dans les presses sud-coréenne, philippine et pakistanaise, qui la rattachent à l'état-major de Séoul. Daily Times y ajoute des analystes militaires, qui y voient « a direct response ». Tagesschau, TASS et Vedomosti rapportent les faits sans formuler cette lecture. Tagesschau écrit que l'arrière-plan reste incertain.
Les dépêches russes ne mentionnent ni l'essai hypersonique sud-coréen ni les mines de la zone démilitarisée.
GMA News et Business Recorder comptent le quatrième tir nord-coréen en un mois. Interaksyon rappelle que Pyongyang a mené des tirs de missiles à plus de dix reprises cette année. GMA News précise que le Nord est sous sanctions de l'ONU depuis 2006.
« aucun pays au monde ne pourrait avoir accès à une telle technologie avant au moins plusieurs années »
Pour le tir du 3 octobre, Vedomosti rapporte que l'agence KCNA parlait d'un exercice de lancement d'arme stratégique, avec un missile stratégique de moyenne portée, en présence de Kim Jong-un. Selon la presse française, Kim Yo-jong l'a décrit comme « capable de modifier sa trajectoire de vol à basse altitude ». Les médias suédois relèvent que le pouvoir nord-coréen « påstår » l'emploi d'une technologie d'IA, verbe qui marque une distance de la rédaction.
Sur les mines, France 24 écrit que l'enquête conjointe conclut à une pose plus d'un an auparavant. Séoul a exigé des excuses, rapportent les médias philippins. ARY News rapporte que Kim Yo-jong a qualifié ces demandes de « despicable ».
Kim Yo-jong, sœur de Kim Jong-un, a décrit le missile de portée intermédiaire comme doté d'une technologie d'intelligence artificielle.
Le président Lee Jae-myung l'a présenté comme essentiel à la défense du pays.
Une enquête conjointe de Séoul et de l'ONU attribue la pose des mines au Nord, que Pyongyang dément.
Le volet politique reste en arrière-plan. Un différend a éclaté fin septembre après l’explosion de mines dans la zone démilitarisée, qui a blessé trois soldats sud-coréens. Selon France 24, une enquête conjointe de Séoul et de l’ONU a conclu que le Nord les avait posées plus d’un an auparavant, ce que Pyongyang dément avec colère. Séoul a exigé des excuses ; le Nord a nié toute responsabilité et dénoncé une « provocation ». Le gouvernement sud-coréen et la force multinationale menée par les États-Unis accusent Pyongyang d’avoir violé l’accord d’armistice qui a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953).
Les deux Corées restent techniquement en guerre, rappellent les articles. Aucun ne rapporte de dommage, ni de réaction officielle de Paris à ce stade.
Les médias rappellent la séquence. Le Nord avait tiré un missile balistique depuis la région de Wonsan le 3 octobre ; ses médias d'État ont décrit un missile stratégique hypersonique de portée intermédiaire, tir auquel assistait Kim Jong-un, avec une portée annoncée de mille kilomètres. Le Sud a ensuite révélé, jeudi, le premier essai de son planeur hypersonique, dans un contexte de tension attisé par l'explosion de mines du 21 septembre côté sud de la zone démilitarisée, qui a blessé trois soldats sud-coréens, dont deux grièvement.
Une enquête conjointe du JCS et du Commandement des Nations unies a conclu que les mines avaient été posées délibérément par des troupes nord-coréennes. Pyongyang rejette toute responsabilité et accuse Séoul de fabriquer ses conclusions. Yonhap souligne enfin qu'un missile hypersonique, qui vole à au moins Mach 5 sur une trajectoire manœuvrable, est difficile à intercepter avec les boucliers antimissiles existants.
Le récit sud-coréen reste centré sur la parole officielle : état-major, présidence, communiqués. Les détails techniques, comme les deux tirs espacés de 17 minutes ou la trajectoire irrégulière, viennent des autorités japonaises et sont absents des dépêches de Yonhap et de KBS.
Le contexte intercoréen figure en arrière-plan : une explosion de mines à la frontière le mois dernier a blessé trois soldats sud-coréens. Séoul affirme que le Nord les a posées et exige des excuses ; Pyongyang rejette cette version et accuse le Sud de provocation. GMA News rappelle que le Nord est sous sanctions de l'ONU depuis 2006, destinées à freiner ses programmes nucléaire et balistique.
La couverture reste factuelle et sans angle national : aucune mention d'une conséquence pour les Philippines ni d'une réaction de Manille. Elle suit de près les sources militaires sud-coréennes et les garde-côtes japonais, et traite l'escalade comme une course aux essais entre les deux Corées plutôt que comme un enjeu régional plus large.
La dimension technique reste ouverte. Daily Times indique que les responsables sud-coréens n'ont pas confirmé s'il s'agissait de missiles de portée intermédiaire ou d'armes hypersoniques, et que des experts analysent la trajectoire. ARY News ajoute que Séoul et Washington étudient les caractéristiques exactes des engins. Le tir du 3 octobre, présenté par l'agence KCNA comme un missile hypersonique testé sous la supervision de Kim Jong Un, sert de précédent. ARY rappelle aussi que Kim Yo Jong en avait vanté une technologie particulière.
Le contexte politique intérieur coréen est évoqué plus brièvement. ARY rappelle l'explosion de mines dans la zone démilitarisée qui a blessé trois soldats sud-coréens, l'enquête conjointe de Séoul et de l'ONU attribuant la pose des mines au Nord, ce que Pyongyang nie, et le jugement de Kim Yo Jong qualifiant de « despicable » les demandes d'excuses sud-coréennes. Le Bureau de la sécurité nationale sud-coréen a réuni une réunion d'urgence et, selon Business Recorder, condamné des violations des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les trois titres s'en tiennent aux communiqués militaires sud-coréens et japonais, sans commentaire d'Islamabad.
Le quotidien Vedomosti reprend le même schéma. Il cite TV Asahi, elle-même appuyée sur le ministère japonais de la Défense : deux missiles lancés vers 9 h 20 et 9 h 40 (3 h 20 et 3 h 40 à Moscou), tombés vraisemblablement hors de la zone économique exclusive japonaise, sans information sur d'éventuels dommages. Le journal convertit les horaires en heure de Moscou, signe d'un traitement destiné au lecteur russe plus qu'à une analyse de fond.
Les deux médias rappellent la séquence précédente : le dernier tir balistique remonte au 3 octobre. TASS le situe vers la mer du Japon depuis la région de Wonsan ; Vedomosti précise que l'agence nord-coréenne KCNA parlait d'un exercice de lancement d'arme stratégique, avec un missile stratégique de moyenne portée, et que Kim Jong-un y avait assisté en personne.
Aucune des trois dépêches ne comporte de commentaire du ministère russe des Affaires étrangères ni du Kremlin, ni d'évaluation du caractère hypersonique des engins, ni de mention des tensions intercoréennes ou des mines de la zone démilitarisée. La couverture reste centrée sur le fait militaire brut : nombre de missiles, horaires, distance, lieu de retombée.
Pour le lecteur suédois, l'essentiel tient en trois informations : des missiles ont été lancés depuis la région de Pyongyang, Séoul est en état de vigilance accrue, et Pyongyang revendique des progrès technologiques sur ses armes balistiques. Le ton reste factuel et sobre, sans qualificatif dramatisant, conforme au format d'agence.
Plus divergent que 68 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).