ANGLE DOMINANT
Pékin mesure les risques d'une escalade au Golfe qui menace directement sa sécurité énergétique et ses routes d'approvisionnement
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Sun Lei, représentant permanent adjoint de la Chine à l'ONU, a appelé le 11 juillet à préserver le cessez-le-feu et à privilégier « le dialogue et la diplomatie » sur le dossier nucléaire iranien
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Les cours du pétrole ont bondi d'environ 9 % après la fermeture du détroit d'Ormuz et les frappes américaines sur l'Iran
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Washington a annoncé une taxe de transit de 20 % pour le trafic commercial non iranien empruntant le détroit d'Ormuz, en plus du blocus visant les navires iraniens
ANALYSE
Pékin, 14 juillet 2026. Pékin mesure avec une prudence appuyée l'onde de choc provoquée par la nouvelle escalade entre Washington et Téhéran. Après les frappes américaines sur les côtes iraniennes et la fermeture, une nouvelle fois annoncée par Téhéran, du détroit d'Ormuz, les représailles contre des cibles américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie ont plongé le Golfe dans son pire épisode de tension depuis le début de l'année. Les cours du pétrole ont bondi d'environ 9 %, un choc que la diplomatie chinoise observe d'autant plus attentivement que le pays dépend massivement des approvisionnements énergétiques transitant par cette voie maritime.
Devant le Conseil de sécurité de l'ONU réuni vendredi, Sun Lei, représentant permanent adjoint de la Chine, a appelé « toutes les parties concernées » à préserver le cessez-le-feu et à privilégier « le dialogue et la diplomatie » comme « seule voie viable » pour régler le dossier nucléaire iranien. Il a rappelé que le protocole d'accord signé entre Washington et Téhéran engageait les deux capitales à respecter mutuellement leur souveraineté, à cesser toute activité militaire et à ouvrir la voie à une levée des sanctions - un cadre que Pékin juge désormais fragilisé.
Le trafic commercial dans le détroit s'est effondré à mesure que les frappes se multipliaient, selon CGTN, qui documente la fermeture ordonnée par Téhéran après l'interception d'un navire sous pavillon chypriote. Washington a par ailleurs annoncé vouloir instaurer une taxe de transit de 20 % pour tout trafic non iranien empruntant le détroit, une mesure qui inquiète les intérêts chinois compte tenu du volume de brut acheminé vers l'Asie.
Autre signal suivi de près à Pékin : une frappe américaine a visé un pont reliant l'Iran à l'Asie centrale, à la Russie et à la Chine, route terrestre alternative empruntée par le commerce iranien lorsque la voie maritime est bloquée - preuve, selon des analystes cités par la presse hongkongaise, que l'affrontement dépasse désormais le seul verrou naval pour toucher les corridors d'approvisionnement continentaux.
