ANGLE DOMINANT
Paris scrute une diplomatie parallèle qui se joue à Moscou sans confirmation officielle, tout en relevant que la Russie dément le même jour toute manœuvre contre les candidats à la présidentielle française.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un avion militaire américain C-17 a décollé dimanche de la base d'Andrews, transité par Riga en Lettonie, puis rejoint l'aéroport moscovite de Vnoukovo mardi matin avant de repartir en soirée, selon Flightradar24.
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Le Financial Times affirme que Washington a demandé à l'Ukraine de suspendre ses frappes sur Moscou, Saint-Pétersbourg et le nord de la Russie lundi, mardi et mercredi pour permettre ce déplacement.
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Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré ne pas disposer de cette information, après avoir précédemment affirmé qu'aucune rencontre n'était prévue cette semaine au Kremlin.
ANALYSE
Paris, 26 août 2026. La presse française relaie avec prudence les informations venues d'outre-Atlantique : John Ratcliffe, directeur de la CIA, se serait rendu mardi à Moscou pour des entretiens dont le motif reste inconnu. Ni Washington ni le Kremlin n'ont confirmé ce déplacement, rapportent France 24, BFMTV, Sud Ouest et 20 Minutes, qui s'appuient tous sur les révélations de CBS News et Axios.
Les rédactions reconstituent le trajet à partir des données ouvertes de Flightradar24 : un avion militaire américain C-17 a décollé dimanche de la base d'Andrews, près de Washington, avant de rejoindre Riga puis, mardi matin, l'aéroport moscovite de Vnoukovo. L'appareil a quitté la capitale russe en début de soirée le même jour. Interrogé lors de son point quotidien, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu ne pas disposer « de cette information », après avoir pourtant affirmé qu'aucune rencontre n'était prévue cette semaine avec des représentants américains.
France 24 ajoute un élément fourni par le Financial Times : Washington aurait demandé à l'Ukraine, qui a accepté, de suspendre ses frappes sur Moscou, Saint-Pétersbourg et le nord de la Russie lundi, mardi et mercredi, le temps de permettre ce déplacement. Ce détail, s'il se confirme, distinguerait ce voyage d'une simple rumeur et suggérerait une coordination logistique préalable.
Faute de confirmation officielle, les médias français énumèrent les hypothèses plutôt que de trancher : la guerre en Ukraine au 1 644e jour du conflit, le dossier iranien alors que Washington cherche à rallier des partenaires à sa pression économique sur Téhéran, ou un possible échange de prisonniers, pratique déjà éprouvée entre Moscou et Washington. 20 Minutes relève par ailleurs que ce même mardi, la Russie a démenti toute opération visant des candidats à la présidentielle française.
Ce déplacement, présenté comme le premier de Ratcliffe en Russie depuis sa prise de fonction en 2025, intervient alors que les tentatives américaines de règlement du conflit ukrainien restent enlisées. La prudence des rédactions, qui multiplient les sources sans se prononcer sur le fond, traduit l'incertitude qui entoure encore la nature exacte des discussions engagées à Moscou.
SOURCES (4)
- 20 MinutesMOYEN
- Sud OuestMOYEN
- BFMTVMOYEN
