ANGLE DOMINANT
Lisbonne scrute une visite confidentielle du renseignement américain à Moscou, tenue secrète jusqu'à l'atterrissage et toujours non confirmée par les deux capitales.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Boeing C-17A Globemaster III a décollé dimanche de la base aérienne d'Andrews, près de Washington, transité par Riga, puis atterri à l'aéroport de Vnukovo à Moscou mardi 25 août, selon Flightradar24 cité par l'AFP.
- 02
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n'a pas confirmé le vol, déclarant ne pas disposer de cette information lors de sa conférence de presse.
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CBS News a confirmé la présence de John Ratcliffe à Moscou, mais ni la CIA ni la Maison Blanche n'ont commenté, sans confirmation d'une rencontre avec Vladimir Poutine.
ANALYSE
Lisbonne, 26 août 2026. La presse portugaise consacre une attention prudente à l'atterrissage, mardi 25 août, d'un Boeing C-17A Globemaster III de l'armée de l'air américaine à l'aéroport de Vnukovo, à Moscou, un vol associé par CBS News à une visite du directeur de la CIA, John Ratcliffe. La RTP rapporte que l'appareil avait décollé dimanche de la base aérienne d'Andrews, près de Washington, infrastructure habituellement utilisée pour les déplacements de hauts responsables du gouvernement américain, avant de transiter par Riga, en Lettonie, selon les données du service de suivi Flightradar24 citées par l'AFP.
Le SAPO souligne que la visite est restée secrète jusqu'à l'arrivée du responsable américain dans la capitale russe, « sans confirmation officielle ni de la Maison Blanche ni du Kremlin ». Interrogé lors de sa conférence de presse habituelle, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n'a pas confirmé l'information, se contentant de répondre : « Não disponho dessa informação. » La RTP relève également que l'AFP elle-même n'a pas été en mesure de vérifier, de façon indépendante, le déplacement de l'appareil.
Ni la CIA ni la Maison Blanche n'ont commenté ce déplacement, et aucune confirmation n'a été apportée quant à une éventuelle rencontre entre Ratcliffe et Vladimir Poutine ou d'autres hauts responsables russes. La presse lisboète relie cet épisode discret à la position portugaise au sein de la Coalition des volontaires pour l'Ukraine, un groupe d'une trentaine de pays, dont le Portugal, réuni le même jour à Kiev pour le 35e anniversaire de l'indépendance ukrainienne. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, y a annoncé la préparation d'un 22e paquet de sanctions contre Moscou, visant notamment la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les restrictions pétrolières.
Pour Lisbonne, cette conjonction — un vol militaire américain non confirmé vers Moscou et un durcissement annoncé des sanctions européennes — illustre l'incertitude qui entoure les canaux diplomatiques actifs autour du dossier ukrainien, sans que la portée réelle du déplacement de Ratcliffe puisse être établie à ce stade.
