ANGLE DOMINANT
Buenos Aires pèse le retrait des bombardiers de Fairford comme un épisode de sécurité entouré d'incertitude : complot présumé, version américaine non étayée publiquement et enquête sans avancées.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un responsable du département de la Défense a confirmé dimanche que tous les bombardiers déployés à Fairford, des B-1B Lancer (une douzaine selon CNN), sont rentrés aux États-Unis ; six B-52 l'étaient déjà fin septembre.
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Le 27 septembre, cinq hommes ont été arrêtés près de la base après le signalement de trois véhicules suspects ; un sixième, britannico-iranien, l'a été à Londres jeudi ; tous sont en liberté sous caution, aucun n'est inculpé.
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Selon Perfil, le retrait a surpris les autorités britanniques, Washington maintient l'existence d'un complot et Londres affirme que la sécurité de la base est garantie.
ANALYSE
Buenos Aires, 6 octobre 2026. La presse argentine traite le retrait des bombardiers américains de RAF Fairford comme un épisode de sécurité nimbé d'incertitude. Perfil, via son correspondant au Royaume-Uni Enrique Zattara dans « Ronda de Corresponsales », rapporte que l'US Air Force a retiré les 12 appareils installés dans la base britannique, de manière « préventive » selon l'explication attribuée au gouvernement américain, qui dit détenir des informations sur une menace.
Selon ce récit, le départ a eu lieu dimanche et a pris les autorités britanniques par surprise : Washington n'aurait pas communiqué officiellement sa décision à Londres avant qu'elle ne soit connue, les premières informations venant des médias et de fuites attribuées à des fonctionnaires anonymes du Pentagone. Zattara souligne que l'enquête n'a pas livré d'avancées substantielles. Il ajoute que le gouvernement américain « continue d'affirmer » qu'il avait des informations et que le complot visant à faire exploser la base a bien existé. De son côté, Londres assure que la sécurité de la base et des localités voisines est garantie.
MercoPress, en anglais, fournit le cadre factuel. Un responsable du département de la Défense a confirmé dimanche que tous les bombardiers déployés à Fairford, des B-1B Lancer, une douzaine selon CNN, avaient regagné leurs bases aux États-Unis ; six B-52 étaient déjà rentrés fin septembre. Washington n'a donné aucune raison publique, note le média. Depuis mars, des bombardiers opéraient depuis cette base dans la guerre contre l'Iran, Londres en ayant approuvé l'usage pour ce qu'il qualifiait de frappes défensives.
Le 27 septembre, cinq hommes ont été arrêtés près de la base après le signalement de trois véhicules suspects, et un sixième, de double nationalité britannique et iranienne, l'a été à Londres jeudi. Tous sont en liberté sous caution et aucun n'est inculpé. Washington a publiquement critiqué cette libération, que le Premier ministre Andy Burnham a défendue en invoquant des conditions strictes. Burnham évoque de fortes indications d'un rôle de l'Iran, sans détails ; Téhéran dément toute implication. Londres n'avait pas commenté le retrait au moment de la rédaction.
Le corpus argentin se concentre ainsi sur le versant sécuritaire : la menace alléguée, la libération des suspects, la garantie britannique.
