ANGLE DOMINANT
Moscou relève les versions flottantes de Washington : entre drones iraniens supposés, Vance et Rubio en désaccord, la presse russe pointe un dossier fragile.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon le WSJ cité par Interfax, les B-1B ont quitté Fairford après l'alerte d'une attaque de drones du CGRI visant à tuer plusieurs centaines de militaires américains.
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Selon RT, citant le NYT, les 12 B-1 ont été retirés ce week-end, certains sans ravitaillement en vol ; au moins trois avaient rejoint le Dakota du Sud dimanche.
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La TASS rapporte que JD Vance a reconnu de fait le lien avec l'incident, ce qui semble contredire Marco Rubio.
ANALYSE
Moscou, 6 octobre 2026. La presse russe traite le retrait des douze B-1 de RAF Fairford comme un récit américain aux versions flottantes. Interfax, citant le Wall Street Journal, rapporte que les B-1B Lancer ont été redéployés après l'alerte d'une possible attaque de drones organisée par le Corps des gardiens de la révolution islamique, qui aurait visé à tuer plusieurs centaines de militaires américains. Selon des responsables cités par le New York Times, le scénario s'inspirerait en partie de la frappe de drones lancée l'an dernier par l'Ukraine depuis le territoire russe, qui avait détruit des bombardiers stratégiques russes ; Interfax relaie ce parallèle sans le commenter.
RT insiste sur la fragilité du dossier. Le média rappelle que cinq Britanniques d'une vingtaine d'années ont été arrêtés une semaine plus tôt près de la base, puis libérés sous caution dès le lendemain, après ce qu'il qualifie de « hysterical media reaction » au Royaume-Uni. Il précise que l'alerte est née de l'appel d'une fermière ayant vu des hommes courir hors de camionnettes blanches. Selon le NYT cité par RT, le départ a été jugé si urgent que plusieurs appareils ont décollé sans ravitaillement en vol ; au moins trois avaient rejoint le Dakota du Sud dimanche.
Meduza souligne que le Pentagone n'a pas donné la raison du retrait, que ces bombardiers étaient destinés à frapper l'Iran, et que le Premier ministre Andy Burnham n'a fourni aucun détail à l'appui de l'implication iranienne, que Téhéran dément. Le média note aussi l'arrestation à Londres, le 1er octobre, d'un homme de 25 ans de double nationalité britannique et iranienne, lui aussi remis en liberté.
La TASS met l'accent sur les divergences au sein de l'exécutif américain. Le vice-président JD Vance dit croire « avec une certaine confiance » à l'implication de l'Iran, qu'il accuse de mener des actes de terrorisme depuis 49 ans. Il a reconnu de fait que le retrait était lié à l'incident, ce qui semble contredire Marco Rubio, et a évoqué le secrétaire à la Guerre agissant « par extrême prudence » pour protéger les soldats américains.
Interfax note enfin que les fourgons des suspects ne contenaient pas d'explosifs et que les responsables américains ignorent encore si les personnes arrêtées sont liées à l'attaque de drones présumée ou à une autre opération.
SOURCES (4)
- InterfaxMOYEN
