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LA FRANCE INTERDIT LES RÉSEAUX SOCIAUX AUX MOINS DE 15 ANS, UNE PREMIÈRE DANS L'UNION EUROPÉENNE
Islamabad mesure l'écart entre la fermeté française et sa propre impuissance législative, après deux tentatives infructueuses d'imposer une restriction comparable aux mineurs pakistanais.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Islamabad, 22 juillet 2026. Quand le Parlement français adopte, par 243 voix contre deux au Sénat, une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la presse pakistanaise y lit moins un modèle exotique qu'un miroir tendu à ses propres blocages. The Express Tribune consacre un long article à la question : « Pakistan can enforce age ban? » Le quotidien rappelle qu'une résolution vient d'être déposée à l'Assemblée du Pendjab, portée par Sarah Ahmad, présidente du Bureau de protection de l'enfance, réclamant un système fédéral de vérification d'âge géré par la Pakistan Telecommunication Authority. Problème identifié par le journal lui-même : les télécommunications relèvent du domaine fédéral, rendant cette résolution provinciale purement recommandatoire. Le Pakistan a pourtant déjà essayé. En juillet 2025, le Sénat avait présenté le Social Media (Age Restriction for Users) Bill, sans qu'aucun texte contraignant n'en ressorte à ce jour, ni au Sénat ni devant les tribunaux. Sur le dossier français, Dawn détaille le calendrier retenu par Paris : blocage des nouvelles créations de comptes dès le 1er septembre, extension aux comptes existants à partir de janvier 2027. La ministre du Numérique Anne Le Henanff y est citée assurant que « les outils de vérification d'âge existent déjà » et que la charge repose sur les plateformes. ARY News, citant l'AFP, replace la mesure française dans un mouvement mondial : vingt pays ont proposé ou adopté une restriction similaire, dont cinq déjà en vigueur — Australie (moins de 16 ans depuis décembre 2025), Indonésie, Malaisie, Brésil et Chine. La Commission européenne prépare de son côté une interdiction totale pour les moins de 13 ans à l'échelle des Vingt-Sept. Pour la presse pakistanaise, l'écart est frappant : là où la France dispose d'un calendrier d'application ferme porté par l'exécutif de Macron, le Pakistan reste englué dans des résolutions provinciales sans portée contraignante, malgré une inquiétude partagée sur la cyberintimidation et le temps d'écran excessif des mineurs.
Cadrage comparatif franco-pakistanais : la loi française sert de point de référence pour évaluer l'inertie législative nationale
Préférence pour les sources institutionnelles (Sénat, Assemblée du Pendjab, PTA) plutôt que pour des voix associatives ou de jeunes utilisateurs
Faible couverture des questions techniques de vérification d'âge évoquées côté français (outils, protection des données), traitées de façon secondaire
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