ANGLE DOMINANT
Bruxelles mesure la crise des lycées français à l'aune de la contagion : jeudi 1er octobre, les blocages ont gagné Liège, où les écoles secondaires ferment vendredi 2 octobre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Jeudi 1er octobre, des élèves ont bloqué une dizaine d'écoles de la province de Liège ; la police de Liège fait état d'une arrestation administrative et de cinq arrestations judiciaires.
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La Ville de Liège a fermé toutes les écoles secondaires de son réseau vendredi 2 octobre, après une décision similaire du réseau libre, pour des raisons de sécurité.
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À Nantes, le hall du lycée Nelson Mandela a été détruit par un incendie volontaire, selon la proviseure adjointe citée par l'AFP ; à Marseille, les transports en commun ont été interrompus.
ANALYSE
Bruxelles, 2 octobre 2026. Pour La Libre Belgique et La DH, le mouvement des lycéens français n'est plus seulement un sujet étranger : jeudi 1er octobre, il a touché la province de Liège. « Depuis plus d'une semaine, les lycéens français bloquent des centaines d'écoles de l'Hexagone », rappelle La Libre, le mouvement s'étant étendu aux universités avant de « toucher désormais la Belgique ».
Côté français, La Libre relaie l'AFP : le hall du lycée Nelson Mandela, à Nantes, a été détruit par un incendie présenté comme volontaire, et la circulation des bus, tramways et métros a été interrompue à Marseille après des agressions de conducteurs, selon la RTM. Un véhicule des pompiers y a été totalement incendié.
L'essentiel du traitement se joue pourtant à Liège. Un appel lancé sur les réseaux sociaux a rassemblé vers 8 heures des centaines d'élèves devant cinq établissements, dont l'Athénée de Fragnée et l'école Marie-Thérèse. La police de Liège évoque des jets d'œufs, de pommes, de barrières et de pétards, des poubelles et des trottinettes brûlées, des violences physiques dont une contre un membre d'une direction, et des projectiles lancés vers les policiers. Le bilan communiqué est d'une arrestation administrative et de cinq arrestations judiciaires. Un élève regrette « l'image qu'on donne au mouvement » ; un autre dit que certains voulaient « faire comme en France mais on ne le croyait pas ».
La gestion est très concrète : la police a demandé à l'Institut Notre-Dame de Jupille de confiner ses élèves à midi, par crainte de rencontres avec des casseurs, selon son directeur Jean-François Fabry. Face à l'amplification annoncée, le réseau libre puis la Ville de Liège ont fermé les écoles secondaires vendredi 2 octobre, « avant tout » pour la sécurité des élèves, du personnel et des bâtiments, selon l'échevine Julie Fernandez-Fernandez.
L'éditorial de La DH, intitulé « Bordélisation de l'École : le virus français va-t-il contaminer la Belgique ? », porte le jugement le plus tranché. Il parle d'une crise « instrumentalisée par LFI », juge « très angélique » la lecture d'une simple conscience citoyenne et reproche aux Insoumis de prendre « une lourde responsabilité ». Il ajoute que, pour des manifestants de 14 ou 15 ans, la force doit rester « l'ultime recours ». Les revendications des élèves, qui touchent aux moyens de l'école, sont reprises comme un écho de celles des enseignants belges.
SOURCES (2)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- DH (Dernière Heure)MOYEN
