ANGLE DOMINANT
Belgrade retient avant tout l'escalade de la violence : la presse serbe détaille incendies, agressions et affrontements avec la police autour des lycées français, plus que les revendications des élèves.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon Laurent Nuñez cité par Politika, 625 personnes ont été interpellées et 199 blessées, dont 83 policiers.
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Blic, citant Reuters, signale des incendies dans au moins deux lycées, dont Nelson Mandela à Nantes, et l'agression d'un proviseur à Marseille.
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Mélenchon rejette l'accusation de Macron selon laquelle LFI attise les troubles, tandis que Philippe Baptiste accuse le parti d'encourager la violence.
ANALYSE
Belgrade, 2 octobre 2026. Les quotidiens serbes Politika et Blic couvrent la mobilisation lycéenne française sous l'angle de la dégradation de l'ordre public, en s'appuyant sur des dépêches de Tanjug et de Reuters.
Politika, depuis Paris, rapporte les déclarations du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez : plus de 600 personnes interpellées lors des blocages de lycées, soit 625 arrestations précisément, et 199 blessés, dont 83 policiers. Le ministre condamne le « ciblage des policiers, les jets de projectiles et la violence », ainsi que la « violence urbaine », tout en assurant que la police est intervenue avec « une grande dose de retenue » et qu'elle utilise de façon proportionnée des armes comme le gaz lacrymogène. Le journal précise que des enquêtes ont été ouvertes sur des élèves blessés.
Le quotidien relaie aussi la querelle politique. Citant Le Figaro, il écrit que le mouvement est alimenté par des membres de La France insoumise et soutenu par des étudiants. Jean-Luc Mélenchon a nié les accusations d'Emmanuel Macron selon lesquelles son parti attise les troubles. Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste accuse LFI d'encourager la violence, et Macron affirme que les responsables politiques ne devraient pas se joindre aux manifestants pour « semer la peur ». Politika note aussi une grève de fonctionnaires contre des coupes budgétaires, environ dix pour cent des lycées parisiens bloqués, surtout à Saint-Denis, et des conteneurs incendiés à Lille.
Blic adopte un registre plus dramatique, titrant sur des « détails effroyables ». Selon Reuters, la situation « a dramatiquement escaladé » jeudi : des incendies ont été allumés dans au moins deux lycées, dont le lycée Nelson Mandela à Nantes, évacué, sans blessé selon un adjoint au maire. À Marseille, des centaines de jeunes auraient encerclé un camion de pompiers puis l'auraient incendié, et, selon le parquet, un proviseur aurait été aspergé d'essence et frappé. Son état de santé n'est pas connu.
Les causes de la colère, manque d'enseignants et bâtiments délabrés, n'apparaissent que brièvement, en introduction de l'article de Blic. Aucun des deux textes ne mentionne la fermeture de plus de 400 établissements, ni la réunion de crise du Premier ministre.
