Le 19 mai 2026, cinquante navires de la Global Sumud Flotilla ont été interceptés en eaux internationales et 430 personnes arrêtées. Ces bateaux tentaient de rejoindre Gaza pour y acheminer de l'aide humanitaire. Après leur libération, plusieurs participants ont fait état de traitements dégradants en détention.
Les organisateurs de la flottille affirment avoir documenté au moins quinze cas d'agressions sexuelles parmi les détenus, dont des viols allégués. Le service pénitentiaire israélien a formellement démenti l'ensemble de ces accusations, les qualifiant de fausses et sans aucun fondement factuel. À ce stade, ces témoignages et ces démentis s'opposent sans qu'une enquête indépendante ait tranché.
L'affaire a pris une dimension diplomatique après la diffusion, par le ministre Itamar Ben-Gvir, d'une vidéo montrant des activistes agenouillés et menottés. Plusieurs capitales ont convoqué des ambassadeurs et exprimé des condamnations, et des membres de l'Union européenne ont engagé des discussions sur d'éventuelles sanctions ciblées contre ce ministre.
Cet épisode s'inscrit dans une longue série de tentatives de franchir le blocus maritime de Gaza, dont la première flottille de 2010 avait déjà déclenché une crise internationale. Il s'agit de la troisième tentative en un an, sur fond de pression croissante sur Israël, illustrée par des procédures judiciaires ouvertes en Italie et par une fracture apparue au sein même de la coalition gouvernementale israélienne.
Les réponses des États concernés divergent nettement. L'Allemagne et l'Italie ont adopté des positions explicites, là où la France, le Canada et le Royaume-Uni ont gardé une retenue plus marquée, malgré la présence de leurs ressortissants. La portée juridique de l'interception en eaux internationales, elle, reste très peu discutée.