ANGLE DOMINANT
Paris couvre l'élimination du chef militaire du Hamas avec une rigueur factuelle, rapportant sans ambiguïté les confirmations croisées israéliennes et palestiniennes, tout en documentant le bilan civil de la frappe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Ezzedine Al-Haddad, commandant des Brigades Al-Qassam, tué vendredi 16 mai dans une frappe israélienne sur un immeuble résidentiel du quartier de Rimal à Gaza, confirmé par l'armée israélienne, le Shin Bet et deux responsables du Hamas à l'AFP
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La frappe a fait 7 morts et près de 50 blessés selon le ministère de la santé de Gaza et le Croissant-Rouge
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Israël décrit Al-Haddad comme « le dernier dirigeant de haut rang du Hamas encore présent à Gaza » ayant participé à l'organisation de l'attaque du 7 octobre 2023, qui a tué 1 221 personnes
ANALYSE
Paris, 16 mai 2026. L'armée israélienne et le Shin Bet ont annoncé samedi la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, tué la veille dans une frappe ciblée dans le quartier de Rimal, au nord de Gaza. La confirmation est venue simultanément des deux parties : deux responsables du Hamas ont indiqué à l'AFP qu'Al-Haddad « a été assassiné lors d'une frappe israélienne visant un appartement résidentiel et un véhicule civil ».
Israël décrit l'opération comme un « résultat opérationnel significatif ». Le chef d'état-major israélien, le lieutenant-colonel Eyal Zamir, a déclaré : « Dans chaque conversation que j'ai eue avec les otages rentrés, le nom du terroriste Ezzedine Al-Haddad revenait sans cesse. » Le ministère israélien de la Défense le présente comme « le plus haut responsable militaire du Hamas encore présent dans la bande de Gaza » ayant participé à l'organisation de l'attaque du 7 octobre 2023.
Selon les autorités israéliennes, Al-Haddad était l'un des « principaux architectes du massacre du 7-Octobre », au cours duquel 1 221 personnes ont été tuées et 251 autres enlevées. Il aurait également « géré le système de captivité des otages » et se serait « entouré d'otages pour tenter d'éviter son élimination », selon l'armée israélienne. Israël lui impute en outre la violation du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, en « rétablissant les capacités militaires » du mouvement et en « planifiant des attaques ».
Le bilan humain de la frappe est documenté par plusieurs sources : le ministère de la santé de Gaza et le Croissant-Rouge font état de 7 morts et de près de 50 blessés. La défense civile de Gaza précise qu'un immeuble résidentiel a été bombardé. La télévision israélienne a diffusé des images de l'immeuble en feu. Des photographes de l'AFP ont par ailleurs immortalisé la procession funèbre : le corps d'Al-Haddad, enveloppé dans un drapeau du Hamas, transporté sur une civière depuis les décombres vers une mosquée pour les prières.
La mort d'Al-Haddad s'inscrit dans une campagne menée par Israël depuis le 7 octobre 2023, ciblant les dirigeants politiques et les commandants militaires du Hamas à Gaza et dans la région. Israël a revendiqué l'élimination de Yahya Sinwar, considéré comme le principal concepteur des attaques du 7-Octobre, ainsi que de Mohammed Deif, l'ancien commandant de la branche armée. La presse française souligne qu'Al-Haddad est décrit par Israël comme « le dernier dirigeant de haut rang du Hamas encore présent dans la bande de Gaza » ayant participé à l'organisation du massacre.
