ANGLE DOMINANT
Berlin scrute un scrutin ambigu : large victoire de Hichilema, mais un processus entaché d'irrégularités et des arrestations pour « activité de milice » qui inquiètent la presse allemande.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Hichilema réélu avec environ 60 à 61 % des voix, contre près de 38 % pour Brian Mundubile (DW German, ZEIT Online).
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La commission électorale a suspendu le dépouillement pendant plusieurs heures après des violences contre des agents électoraux et le vol de bulletins marqués (Deutsche Welle).
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11 personnes, dont six figures de l'opposition, arrêtées pour « activité de milice » et accusées de préparer une insurrection armée (Deutsche Welle).
ANALYSE
Berlin, 19 août 2026. La presse allemande couvre la réélection d'Hakainde Hichilema avec un mélange de reconnaissance du résultat et d'inquiétude sur les conditions du scrutin. Selon les chiffres cités par Deutsche Welle et ZEIT Online, le président sortant l'emporte avec environ 60 à 61 % des voix, contre près de 38 % pour son principal rival, l'avocat et député Brian Mundubile, qui réalise un score jugé « inattendu ». Hichilema s'est dit « profondément reconnaissant » de la confiance des électeurs.
Mais c'est le déroulement du dépouillement qui retient l'attention des rédactions. Deutsche Welle rapporte que la commission électorale a suspendu le décompte des voix dans tout le pays pendant plusieurs heures après des violences contre des agents électoraux et le vol de bulletins marqués dans des urnes. La mission d'observation de la SADC a dénoncé une interruption ayant provoqué « incertitude et inquiétude », et fait état d'« intimidations, d'agressions, d'enlèvements et de dégradations dans cinq provinces ».
ZEIT Online relaie également la critique de l'Union européenne : le chef de la mission d'observation, Michael McNamara, évoque un scrutin qui s'est tenu « dans un contexte d'espace démocratique restreint », l'avantage structurel accordé au président sortant ayant créé des « conditions de compétition inégales ».
Autre fait saillant que Deutsche Welle met en avant : l'arrestation, quelques jours après le vote, de 11 personnes — dont six figures de l'opposition — pour « activité de milice ». Le gouvernement affirme avoir saisi des armes militaires de haut calibre destinées, selon lui, à une « insurrection armée ». Le parti de Mundubile, le NRPUP, rejette ces accusations « avec le plus grand mépris », les qualifiant de « fausses ». Mundubile lui-même dénonce un raid armé à son domicile et affirme avoir été interrogé par des militaires et maltraité en détention — ce que les autorités contestent. Le ministre sortant des Affaires étrangères, Mulambo Haimbe, a déclaré à DW que les personnes arrêtées seraient jugées.
Sur le fond économique, ZEIT Online rappelle que la campagne a porté surtout sur le coût de la vie : le gouvernement Hichilema a stabilisé l'économie après le défaut de paiement de 2020 et fait reculer l'inflation, un redressement que beaucoup de Zambiens disent ne pas encore ressentir au quotidien.
