ANGLE DOMINANT
Paris mesure la réélection d'Hakainde Hichilema à l'aune de son bilan économique — dette restructurée, inflation en baisse, emplois créés — tout en documentant les arrestations d'opposants et la contestation du résultat par Brian Mundubile.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Hakainde Hichilema réélu avec environ 60 % des voix (2 965 326 suffrages) contre 38 % pour Brian Mundubile (1 856 217 voix), selon la commission électorale zambienne.
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La campagne du président sortant s'est appuyée sur un bilan économique chiffré : restructuration de la dette extérieure, inflation en baisse, réserves de change renforcées et 50 000 emplois créés dans la fonction publique (RFI).
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Plusieurs personnalités de la principale alliance d'opposition ont été arrêtées en fin de semaine, accusées d'avoir tenté de former une milice — accusations qu'elles démentent (Le Monde).
ANALYSE
Paris, 19 août 2026. La réélection d'Hakainde Hichilema, annoncée mardi par la commission électorale zambienne avec environ 60 % des voix contre 38 % pour Brian Mundubile, est d'abord lue par la presse française à travers le prisme du bilan économique du président sortant. RFI souligne que « HH », porté au pouvoir en 2021 après avoir négocié la restructuration de la dette extérieure d'un pays devenu, quelques mois plus tôt, le premier État africain en défaut de paiement après la pandémie de Covid-19, a fait campagne sur l'inflation en baisse, des réserves de change renforcées et la création de 50 000 emplois dans la fonction publique. Sur près de 9 millions de Zambiens appelés aux urnes face à treize autres candidats, il a recueilli 2 965 326 voix contre 1 856 217 pour Mundubile, cinq des 226 circonscriptions restant encore à dépouiller sans que cela ne change, selon la commission, le résultat global. France 24 rappelle le parcours singulier de ce chef de l'État de 64 ans, qui a essuyé cinq défaites électorales avant de l'emporter en 2021, se présentant en homme d'affaires parti de rien, ayant « marché pieds nus jusqu'à l'école » avant d'étudier à l'université de Zambie. À Lusaka, des centaines de partisans vêtus de rouge, la couleur de l'UPND, ont chanté et allumé des pétards pour célébrer sa victoire.
Mais cette lecture économique ne fait pas oublier les zones d'ombre du scrutin. Le Monde détaille la confusion politique inhabituelle qui a suivi l'annonce des résultats : Brian Mundubile conteste sa défaite et affirme vouloir « épuiser toutes les voies légales » ; son parti, le NRPUP, indique qu'il se trouve « dans un lieu sûr, sous la protection d'un organisme international de défense des droits de l'homme », invoquant des menaces. Plusieurs personnalités de la principale alliance d'opposition restent détenues, arrêtées en fin de semaine sur la base d'accusations — démenties par les intéressés — d'avoir tenté de former une milice. RFI évoque des accusations d'intimidations, de restrictions et d'arrestations arbitraires portées par l'opposition contre le pouvoir en place.
Le président réélu doit prêter serment dans les sept jours suivant la publication des résultats officiels, attendue d'ici le 24 août, un calendrier que le recours annoncé par son adversaire pourrait retarder.
SOURCES (4)
- France 24 ENMOYEN
