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Depuis le déclenchement de la guerre le 28 février 2026, le détroit d'Ormuz est bloqué. Ce passage maritime, par lequel transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz, est devenu le point névralgique du conflit. Dans la nuit du 3 au 4 mai, un cargo a été attaqué par plusieurs petites embarcations à proximité du détroit, illustrant la dangerosité de la zone.
Dans ce contexte, Donald Trump a annoncé le lancement, dès le lundi 4 mai, de l'opération « Project Freedom », destinée à escorter hors du Golfe des navires de pays neutres immobilisés depuis des semaines. En parallèle, l'Iran a présenté un plan de paix en quatorze points, transmis aux États-Unis par l'intermédiaire du Pakistan, proposant la réouverture du détroit en échange d'une fin des frappes et d'une levée du blocus, les questions nucléaires étant traitées séparément. Trump a rejeté ce plan.
L'enjeu dépasse la seule navigation. Le détroit fonctionne comme un levier de négociation, et le contrôle de ce verrou maritime cristallise les positions. Une partie des acteurs présente l'escorte comme une réponse à des navires neutres bloqués ; une autre y voit une escalade et une atteinte à la souveraineté sur le détroit, comparée par Téhéran à la nationalisation du pétrole de 1951. Le droit international garantissant la liberté de navigation est invoqué de part et d'autre.
Plusieurs points restent disputés ou incertains. L'efficacité du blocus naval américain instauré le 13 avril fait l'objet d'appréciations opposées : présenté d'un côté comme privant l'Iran de revenus pétroliers essentiels, contesté de l'autre comme inopérant. L'impact d'une hausse de production votée par l'OPEP+ demeure théorique tant que le détroit reste fermé. L'issue de l'opération elle-même est ouverte : si l'Iran laisse passer les convois escortés, la pression retombe ; s'il les attaque, le risque d'une reprise des hostilités s'accroît, avec des répercussions immédiates sur les prix de l'énergie.