ANGLE DOMINANT
'Nacho Trump' : les marchés financiers ne croient plus à la réouverture d'Ormuz
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
ANALYSE
Un nouveau surnom circule sur les marchés financiers pour désigner Trump : « Nacho Trump ». Derrière ce jeu de mots mexicain, un acronyme sombre : « Not A Chance Hormuz Opens » — « aucune chance que le détroit d'Ormuz ouvre ». Repéré par le chroniqueur Bloomberg Javier Blas, ce sobriquet révèle la perception d'une impasse durable.
Le Monde a couvert l'interview télévisée de Merz sur ARD, où le chancelier allemand a affirmé maintenir « la relation transatlantique » malgré les tensions. Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a exigé d'Araghchi lors d'un entretien téléphonique dimanche que l'Iran rouvre immédiatement le détroit et renonce « complètement et de manière vérifiable » à ses armes nucléaires.
RFI a mis en lumière un angle ignoré par les autres : la crise d'Ormuz asphyxie l'aide humanitaire vers l'Afrique. Le coût de transport des provisions du HCR depuis Dubaï vers le Soudan et le Tchad a presque doublé, passant de 900 000 à 1,87 million de dollars. Les livraisons prennent 25 jours de plus, les expéditions devant contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance.
