ANGLE DOMINANT
Paris décrypte l'escalade yéménite comme une guerre de représailles croisées entre Houthis pro-iraniens et Riyad, où la revendication contre Aramco reste non confirmée côté saoudien.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Samedi 3 octobre, un journaliste de l'AFP a vu flammes et fumée sur une installation d'Aramco au sud de Riyad, et les Houthis ont revendiqué une attaque par missiles balistiques et drones.
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Almasirah, chaîne liée aux Houthis, a fait état de 26 frappes saoudiennes sur Sanaa dans la journée, sans détailler les victimes ; l'AFP y a entendu au moins cinq explosions.
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Les hostilités ont repris en juillet ; les Houthis revendiquent déjà des attaques contre Aramco à Yanbu et dans le sud de l'Arabie saoudite en août.
ANALYSE
Paris, 4 octobre 2026. La presse française suit l'escalade entre les Houthis et l'Arabie saoudite en s'appuyant d'abord sur l'AFP, dont les correspondants sont présents à Sanaa comme à Riyad. Samedi 3 octobre, selon l'agence, des flammes et de la fumée se sont élevées d'une installation d'Aramco au sud de la capitale saoudienne. France 24 précise qu'un journaliste de l'AFP a vu des pompiers tenter d'éteindre un incendie à la raffinerie d'Aramco de Riyad, avec ambulances et véhicules de police stationnés à proximité.
La revendication vient des Houthis. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a dit avoir visé l'entreprise « dans la capitale de l'ennemi saoudien » avec plusieurs missiles balistiques et drones, ce qui aurait provoqué « des incendies sur les sites visés », rapporte Le Monde. Sud Ouest note de son côté que « les circonstances des faits demeurent floues » et que les autorités saoudiennes n'avaient pas commenté. RFI relève que Riyad n'avait pas confirmé les opérations dans l'immédiat.
Les Houthis présentent l'attaque comme une riposte. La chaîne Almasirah, qui leur est affiliée, a fait état de 26 frappes saoudiennes sur Sanaa dans la journée, sans détailler les victimes. Un correspondant de l'AFP a entendu au moins cinq explosions et un autre a vu deux avions de chasse tirer des missiles. Les Houthis affirment que Sanaa avait déjà été visée jeudi, pour la première fois depuis des années.
Les médias français replacent l'épisode dans une séquence. Les hostilités ont repris en juillet. Les Houthis revendiquent déjà des attaques contre Aramco à Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, et dans le sud du pays en août. France 24 rappelle que les deux camps échangent des frappes depuis l'offensive éclair des Houthis, qui ont pris tout le littoral yéménite de la mer Rouge et le contrôle du détroit de Bab al-Mandab.
Le volet économique est traité en deux phrases. Sud Ouest rappelle qu'Aramco, dont l'État saoudien est actionnaire majoritaire, est « le fleuron de l'économie saoudienne ». Le dossier iranien est abordé par touches, comme la proposition d'Abbas Araghchi aux États-Unis sur la réouverture d'un passage maritime stratégique. Sud Ouest cite aussi Jean-Noël Barrot, selon qui l'envoi de soldats et de systèmes de défense français en Arabie saoudite vise uniquement à protéger les exportations.
France 24 renvoie par ailleurs à ses analyses sur les limites de l'alliance de Riyad avec Washington et sur l'incapacité des forces yéménites à stopper l'offensive houthie. Il évoque aussi la menace d'une crise de la faim « absolument dévastatrice ». Le récit reste prudent : chaque affirmation est attribuée à sa source, houthie ou journalistique.
SOURCES (4)
- Sud OuestMOYEN
