ANGLE DOMINANT
Lisbonne inscrit la frappe revendiquée contre Aramco à Riyad dans l'extension du conflit régional : un Yémen devenu « nouvelle front » de la guerre au Moyen-Orient, entre l'Iran, les États-Unis et Riyad.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon RTP, les houthis affirment avoir attaqué samedi 3 octobre une installation d'Aramco à Riyad avec des missiles balistiques et des drones, en réponse à des frappes saoudiennes sur Sanaa.
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Almasirah, chaîne liée aux houthis, a fait état de 26 raids saoudiens sur Sanaa dans la journée ; un journaliste de l'AFP a vu flammes et fumée au sud de Riyad.
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Selon Reuters cité par SAPO, Riyad prépare une possible offensive contre les houthis pour Bab al-Mandab, impliquant plus de 100 000 combattants yéménites.
ANALYSE
Lisbonne, 4 octobre 2026. La télévision publique RTP rapporte que les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, affirment avoir attaqué samedi 3 octobre une installation du groupe pétrolier saoudien Aramco à Riyad, en réponse aux frappes aériennes saoudiennes sur Sanaa, capitale du Yémen. Les hostilités entre les houthis et l'Arabie saoudite, voisine du Yémen qui soutient le gouvernement internationalement reconnu, « ne donnent pas de trêve » depuis leur reprise en juillet, ouvrant selon RTP « un nouveau front dans la guerre au Moyen-Orient ».
Le récit s'appuie largement sur l'AFP et sur la revendication des rebelles. Le porte-parole militaire Yahya Saree évoque « une opération militaire de grande envergure, utilisant plusieurs missiles balistiques et drones » contre « la capitale de l'ennemi saoudien », avec des frappes « précises et directes » ayant provoqué des « incendies ». Un journaliste de l'AFP avait vu auparavant flammes et fumée s'élever d'une installation d'Aramco, au sud de la capitale saoudienne. RTP précise que les autorités saoudiennes n'avaient pas encore communiqué sur l'incendie.
La chaîne Almasirah, liée aux houthis, a fait état de 26 raids saoudiens dans la journée sur Sanaa, visée selon les rebelles pour la première fois depuis plusieurs années jeudi, sans détails sur d'éventuelles victimes. Un correspondant de l'AFP a entendu au moins cinq explosions dans la capitale yéménite et vu deux avions de combat tirer des missiles. RTP rappelle que les houthis avaient déjà revendiqué deux attaques contre Aramco : à Yanbu, principal terminal pétrolier du royaume, le mois dernier, et dans le sud de l'Arabie saoudite en août.
SAPO Notícias (24 Notícias) replace le Yémen dans un tableau plus large. Citant Reuters, le site écrit que Téhéran prépare une riposte « plus large et plus forte » si Washington reprenait des attaques de grande ampleur, en étudiant d'élargir les cibles aux pays qui soutiennent les opérations américaines, sans décision finale à ce stade, tandis que les efforts diplomatiques restent sans résultat concret.
Sur le front yéménite, toujours selon Reuters, Riyad prépare une possible offensive contre les houthis pour reprendre le contrôle du détroit de Bab al-Mandab, passage stratégique entre mer Rouge et océan Indien. L'opération pourrait mobiliser plus de 100 000 combattants yéménites appuyés par des frappes saoudiennes, des options allant d'une opération limitée à une offensive sur plusieurs fronts étant étudiées. La presse portugaise lit ainsi la frappe sur Riyad comme un maillon de la confrontation entre l'Iran, les États-Unis et l'Arabie saoudite.
