ANGLE DOMINANT
Dhaka condamne fermement les frappes houthistes et réaffirme son soutien inconditionnel à la souveraineté saoudienne, plaçant la crise dans un registre de solidarité diplomatique entre partenaires du Golfe.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le ministère bangladais des Affaires étrangères a condamné le 8 septembre les frappes houthistes ayant blessé au moins 73 personnes et exprimé sa « pleine solidarité » avec le gouvernement saoudien.
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Dhaka a réaffirmé un « soutien indéfectible » à la souveraineté, l'intégrité territoriale et la sécurité de l'Arabie saoudite.
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La presse bangladaise rapporte que les combats près de la mer Rouge ont fait plus de 300 morts et déplacé des centaines de familles, alors que les houthistes visent le détroit de Bab al-Mandab.
ANALYSE
Dhaka, 9 septembre 2026. Par un communiqué diffusé mardi 8 septembre, le ministère bangladais des Affaires étrangères a condamné fermement les frappes houthistes qui ont visé Abha, Khamis Mushait, Jazan et Najran, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, blessant selon la coalition menée par Riyad au moins 73 civils, dont des femmes et des enfants. Dhaka «rejette fermement tous les actes de violence contre les civils et les infrastructures civiles», affirme le texte, qui exprime «sa pleine solidarité avec le gouvernement et le peuple frère» du Royaume et réaffirme un «soutien indéfectible» à sa souveraineté, son intégrité territoriale et sa sécurité.
Cette prise de position s'inscrit dans un registre diplomatique : le Bangladesh, dont des centaines de milliers de travailleurs sont employés en Arabie saoudite, rejoint une série de condamnations venues des Émirats arabes unis, du Qatar, du Conseil de coopération du Golfe, de l'Égypte et du Pakistan. La presse locale, qui reprend les dépêches Reuters, situe l'attaque dans le contexte de la reprise de la guerre yéménite depuis juillet : les houthistes, qui contrôlent Sanaa et l'essentiel des zones peuplées du pays, ont revendiqué une «vaste opération» ayant visé l'aéroport international d'Abha, la base aérienne King Khalid ainsi que des installations du groupe pétrolier Aramco à Abha et Jizan, selon leur média Ansarollah.
Les journaux bangladais rapportent que les combats près de la côte de la mer Rouge ont fait plus de 300 morts et déplacé des centaines de familles, alors que les rebelles tentent de s'emparer de territoires proches du détroit stratégique de Bab al-Mandab. Ils mentionnent aussi la frappe controversée sur la prison d'Al-Hazm, dans la province d'al-Jawf, que les houthistes attribuent à Riyad : la chaîne Almasirah, citant le responsable de la défense civile Hassan Saboula, avance un bilan de onze morts et vingt détenus toujours sous les décombres, tandis que l'agence Saba évoque un enfant parmi les victimes. Riyad n'a pas commenté ces accusations.
La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a promis de «prendre toutes les mesures et actions nécessaires pour répondre aux sources de la menace». Pour Dhaka, dont la diplomatie reste alignée sur celle de ses partenaires du Golfe, l'urgence est moins d'arbitrer des bilans contestés que de réaffirmer, par la voix officielle, sa loyauté envers un partenaire stratégique majeur de la péninsule arabique.
