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INCENDIES MEURTRIERS EN ANDALOUSIE
Bruxelles déplore la mort d'un compatriote dans les flammes d'Almería et relie le drame andalou à la surmortalité inédite qu'a connue la Belgique lors de la même vague de chaleur.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Bruxelles, 11 juillet 2026. Le bilan de l'incendie qui ravage la province d'Almería, en Andalousie, s'alourdit heure après heure : douze morts, vingt-trois disparus et environ six cents déplacés, selon le dernier point communiqué vendredi soir par les autorités régionales. Pour la Belgique, le drame a pris un tour national vendredi avec la confirmation qu'un compatriote figure parmi les victimes, aux côtés d'une majorité de touristes européens, notamment britanniques, surpris par les flammes dans les communes de Bédar et Los Gallardos.
Le feu, déclenché jeudi soir et attisé par des vents de 50 km/h, a piégé plusieurs habitants dans leur véhicule alors qu'ils tentaient de fuir par une route d'évacuation coupée par l'incendie. « On ne pouvait imaginer pire scénario. J'ai fait du porte-à-porte en criant dans le mégaphone de la police locale, j'ai même fait sonner les cloches de l'église », a raconté le maire de Bédar, Ángel Francisco Collado. Le président de la région andalouse, Juan Manuel Moreno, a qualifié l'événement de « l'une des pires tragédies que l'on ait connues ici », mobilisant 144 véhicules et 180 pompiers, renforcés par l'Unité militaire d'urgence. Il faut remonter à 1979 ou 1984 pour retrouver un bilan aussi lourd en Espagne.
Ce drame résonne particulièrement à Bruxelles : la vague de chaleur qui a attisé les flammes andalouses est la même qui a frappé la Belgique entre le 18 juin et le 1er juillet, provoquant, selon Sciensano, la plus forte surmortalité jamais enregistrée lors d'un épisode caniculaire, avec 1.747 décès supplémentaires, dont un pic de 641 morts le seul 27 juin. La Wallonie a été la région la plus touchée, avec 76 % de décès en plus. Copernicus a par ailleurs confirmé que juin 2026 fut le mois le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale, un contexte qui alimente aussi les feux ravageant simultanément le sud de la France. Là, un pompier volontaire belge, engagé depuis Perpignan, combat les flammes sans répit : « Depuis cinq jours, j'ai dormi huit heures », confiait-il alors que 7.000 hectares avaient déjà brûlé sur un front de 41 kilomètres.
Cadrage centré sur la victime belge : la couverture met en avant le compatriote décédé plutôt que l'ensemble des vingt-trois disparus recensés en Espagne.
Préférence pour l'angle climatique domestique : les articles relient systématiquement l'incendie andalou à la surmortalité belge, au détriment d'une analyse des politiques espagnoles de prévention forestière.
Faible couverture des causes de l'incendie : peu d'éléments disponibles sur l'origine exacte du départ de feu à Los Gallardos ou la gestion des zones boisées d'Andalousie.
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