Le 25 mai 2026, l'armée israélienne a intensifié ses frappes dans le sud du Liban. Benjamin Netanyahou a officiellement déclaré être « en guerre contre le Hezbollah » et ordonné une escalade de l'offensive, exprimant la volonté d'« écraser » l'organisation. Au sein de sa coalition, les ministres Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich ont publiquement réclamé une offensive plus large encore, incluant des frappes sur Beyrouth et la coupure de l'électricité au Liban.
Cette intensification survient malgré un cessez-le-feu entré en vigueur autour du 17 avril 2026, qui n'a jamais mis fin aux hostilités : les échanges de tirs se sont poursuivis de façon quasi quotidienne. Affaibli depuis 2024, le Hezbollah continue d'employer des drones à fibre optique contre les positions israéliennes.
L'escalade se joue sur fond de négociations entre les États-Unis et l'Iran tenues en parallèle à Doha, dont l'aboutissement conditionnerait en partie la stabilisation du front libanais. La séquence constitue ainsi un test pour la capacité américaine à exercer simultanément une pression sur Téhéran et une retenue sur Tel-Aviv, deux objectifs que la dynamique militaire tend à rendre difficilement compatibles.
Plusieurs lectures de l'événement s'opposent. Certains acteurs analysent l'intensification comme une réponse à des pressions politiques intérieures israéliennes, liées à la coalition et aux élections de septembre, tandis que d'autres y voient une décision stratégico-militaire en réaction aux drones du Hezbollah. La portée réelle des demandes de Ben Gvir et Smotrich fait elle aussi débat : présentées par les uns comme un signal politique majeur, elles sont relativisées par d'autres qui rappellent que Netanyahou les a rejetées, maintenant selon des sources israéliennes une logique d'escalade graduée.