Dans la nuit du 7 au 8 juin 2026, onze missiles balistiques iraniens ont visé le nord d'Israël, première salve directe sur le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril. L'armée israélienne affirme les avoir tous interceptés ; les écoles ont été fermées dans tout le pays le 8 juin. La séquence avait débuté la veille par un bombardement israélien de la banlieue sud de Beyrouth, qui a fait deux à trois morts selon les sources libanaises.
Dans la foulée, Donald Trump a appelé Benjamin Netanyahou pour exiger la non-riposte israélienne et fixer le cap d'un accord nucléaire avec Téhéran. La distance entre Washington et son allié est devenue publique : le Pentagone a élevé son niveau d'alerte sur l'espionnage, et le président américain a déclaré que Netanyahou n'aurait d'autre choix que d'accepter l'accord.
En arrière-plan, une médiation pakistanaise s'est activée à Téhéran, parallèlement à la voix arabe coordonnée par Doha et Le Caire. Le Liban s'impose comme variable décisive : Téhéran lie le désamorçage au retrait israélien du sud du pays, quand Washington refuse de relier les deux dossiers. La pression économique reste forte, avec un baril en hausse et des actifs iraniens gelés.
Plusieurs points restent disputés. Les acteurs ne s'accordent pas sur le déclencheur de l'escalade : certains la font remonter à la frappe sur Beyrouth, d'autres à la salve de missiles. La portée réelle de la pression américaine sur Israël et le poids de la centralité libanaise font eux aussi l'objet de lectures opposées, là où le consensus ne tient que sur les faits bruts.