ANGLE DOMINANT
Ottawa tranche sur un registre sécuritaire : des tireurs non identifiés en fuite à Karak, une enquête qui s'ouvre et un roi qui promet une réponse ferme, avec le précédent de 2016 comme repère.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Sept morts et 40 blessés (28 selon le National Post) lors de funérailles dans une église grecque-orthodoxe de Karak, vendredi 23 octobre
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Le gouvernement jordanien parle d'une attaque « menée par des assaillants inconnus » et ne dit pas si des tireurs ont été capturés ou tués
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En 2016, une attaque à Karak revendiquée par l'EI a fait 14 morts selon le National Post, dont un touriste canadien
ANALYSE
Ottawa, 24 octobre 2026. La presse canadienne traite l'attaque de Karak comme une affaire de sécurité : des tireurs non identifiés, toujours en fuite, et une enquête qui démarre. CBC et le Globe and Mail, qui reprennent la dépêche de l'Associated Press, rapportent que des hommes armés ont ouvert le feu vendredi 23 octobre pendant des funérailles dans une église grecque-orthodoxe de Karak, à environ 180 kilomètres au sud d'Amman. Le bilan est de sept morts et 40 blessés. Le National Post, lui, cite 28 blessés et situe l'église à Hmoud.
Les images de la télévision d'État jordanienne montrent deux hommes armés de pistolets, puis un troisième avec ce qui semble être un fusil semi-automatique, qui tirent avant de courir vers l'église. Un témoin, Dorgham Halasa, raconte que les tirs nourris ont éclaté une quinzaine de minutes après le début de la cérémonie : « C'était une situation étrange, et des tirs nourris. » Il n'a pas vu les assaillants, mais d'autres personnes en auraient compté quatre. L'AP précise ne pas pouvoir vérifier leur nombre.
Selon un communiqué du gouvernement, l'attaque a été « menée par des assaillants inconnus » et « les enquêtes se poursuivent à plein régime ». Le texte ne dit pas si des tireurs ont été capturés ou tués. Le ministre de la Santé, Ibrahim al-Budour, indique que deux blessés sont dans un état critique. Trois jours de deuil national ont été décrétés.
Le National Post, seul à employer d'emblée le mot « terroriste » dans son titre, met en avant la réponse du roi Abdallah II : les responsables subiront « les peines les plus sévères » et le royaume frappera « d'une main de fer » quiconque l'attaque. Il cite aussi le porte-parole du gouvernement, Mohammad al-Momani, pour qui les chrétiens sont « une part authentique et indivisible de notre tissu national », ainsi que la réaction de l'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz.
Le contexte historique sert de repère : en 2016, des hommes armés avaient attaqué la police à Karak, notamment au château des croisés prisé des touristes. CBC et le Globe parlent de dix morts, dont sept policiers ; le National Post écrit que l'attaque, revendiquée par l'EI, a fait 14 morts, dont un touriste canadien. Les trois médias soulignent que de telles attaques restent rares en Jordanie et que les chrétiens y sont une minorité, environ 2 % de la population selon le National Post.
