ANGLE DOMINANT
Singapour relaie l'attaque de Karak à travers les dépêches d'agence : bilan chiffré, traque des assaillants et promesse de riposte du roi Abdallah II, avec en toile de fond les attaques iraniennes visant la Jordanie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le général Abdallah al-Maaytah a porté le bilan à sept morts et 34 blessés, dont 27 encore soignés (CNA).
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Trois assaillants, dont deux armés de pistolets et un d'une arme longue, apparaissent sur les images d'Al-Mamlaka ; une chasse à l'homme est en cours.
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Aucune revendication ; Reuters note que la Jordanie est de plus en plus visée par des attaques iraniennes depuis les frappes américano-israéliennes de février.
ANALYSE
Singapour, 24 octobre 2026. La presse singapourienne, qui s'appuie sur les dépêches de Reuters et de l'AFP et sur Channel News Asia, rend compte d'une attaque armée survenue vendredi 23 octobre dans une église orthodoxe grecque du village de Hammoud, gouvernorat de Karak, dans le sud de la Jordanie. Des hommes armés sont descendus d'un véhicule et ont ouvert le feu pendant une procession funéraire, selon la Direction de la sécurité publique, qui annonce une chasse à l'homme.
Le bilan évolue au fil des dépêches. Les premières font état d'au moins sept morts et de dix blessés, « certains grièvement ». Channel News Asia rapporte qu'après un premier chiffre de six morts, le directeur de la Sécurité publique, le général Abdallah al-Maaytah, a annoncé sept morts et 34 blessés, dont 27 encore soignés.
Les témoignages tiennent une place importante. Un témoin cité par la télévision publique Al-Mamlaka affirme que les assaillants ont tiré sans interruption pendant cinq minutes avant de fuir, que 150 à 200 personnes se trouvaient dans et autour de l'église et que la plupart des victimes avaient entre 50 et 70 ans. Khaled Burqan, présent aux obsèques, décrit deux hommes, l'un avec un fusil, l'autre avec un pistolet. Les images d'Al-Mamlaka montrent deux hommes en tenue civile armés de pistolets et un troisième avec une arme longue.
Côté officiel, le roi Abdallah II a promis sur X une riposte « la plus dure » et de frapper « d'une main de fer » ceux qui menacent la nation. Il s'est rendu à Karak vendredi soir, en uniforme militaire, au chevet des blessés ; l'un d'eux lui a dit : « Ce pays est le nôtre et nous ne l'abandonnerons jamais ». Le ministre de l'Intérieur, Mazen al-Faraya, parle d'« un groupe d'extrémistes » et assure que les services de sécurité travaillent jour et nuit pour les retrouver. Le ministre des Communications, Mohammed al-Momani, indique que l'enquête est en cours.
Reuters, repris par le Straits Times, souligne qu'aucune revendication n'a été formulée et que les autorités n'ont pas désigné de responsable. L'agence place l'attaque dans un contexte régional : de telles violences sont « extrêmement rares » en Jordanie, pays relativement stable mais de plus en plus visé par des attaques iraniennes cette année, depuis les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran en février. Elle rappelle que les chrétiens forment une minorité, dans un pays qui abrite des sites bibliques attirant des pèlerins.
