ANGLE DOMINANT
Abuja salue une décision qui lève, au moins provisoirement, le gel des visas d'immigration frappant le Nigéria et 74 autres pays depuis janvier
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La juge fédérale Jeannette Vargas, du district sud de New York, a jugé la politique de gel des visas « manifestement illégale » et estimé que Marco Rubio avait excédé son autorité statutaire
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La suspension, entrée en vigueur le 21 janvier, ne visait que les visas d'immigration menant à la résidence permanente, pas les visas touristiques, étudiants ou de travail temporaire
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Selon Vanguard Nigeria, l'administration Trump avait avancé qu'environ 33,3 % des foyers immigrés nigérians recevaient une forme d'assistance publique aux États-Unis pour justifier la mesure
ANALYSE
Abuja, 23 août 2026. La presse nigériane accueille avec un net soulagement la décision d'une juge fédérale américaine d'annuler le gel du traitement des visas d'immigration visant les ressortissants de 75 pays, dont le Nigéria. Vendredi, la juge Jeannette Vargas, du tribunal fédéral du district sud de New York à Manhattan, a jugé « manifestement illégale » la politique instaurée en janvier par le département d'État, estimant que le secrétaire d'État Marco Rubio avait outrepassé ses pouvoirs statutaires en ordonnant aux agents consulaires de refuser les visas sur la seule base de la nationalité des demandeurs.
Entrée en vigueur le 21 janvier, la mesure suspendait le traitement des demandes de visas d'immigration - ceux menant à la résidence permanente, non les visas touristiques, étudiants ou de travail temporaire - pour les ressortissants de 75 pays d'Afrique, d'Asie, des Caraïbes, du Moyen-Orient et d'Amérique latine. Le département d'État justifiait cette suspension par le risque que ces demandeurs deviennent une « charge publique » et recourent à l'aide sociale américaine. Selon Vanguard Nigeria, l'administration Trump avait avancé plus tôt dans l'année qu'environ 33,3 % des foyers immigrés nigérians bénéficiaient d'une forme d'assistance publique aux États-Unis, un argument repris pour justifier l'inclusion du pays sur la liste.
La juge Vargas, nommée par l'ancien président Joe Biden, a estimé que cette interdiction générale « représente une abrogation directe » du cadre légal existant, la loi sur l'immigration retirant explicitement au secrétaire d'État tout pouvoir sur le traitement individuel des dossiers par les agents consulaires. Le recours avait été déposé par le Catholic Legal Immigration Network et African Communities Together, aux côtés de demandeurs de visas et de citoyens américains parrainant des proches originaires des pays concernés. Le département d'État n'a pas immédiatement réagi à la décision.
Les médias nigérians, qui republient largement la liste complète des 75 pays concernés, soulignent que le Ghana, le Cameroun, la Gambie, le Liberia, la Sierra Leone, le Sénégal, l'Ouganda, la Tanzanie, l'Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, l'Égypte, le Maroc, l'Algérie, la Côte d'Ivoire, le Togo et la Tunisie figuraient également sur cette liste, aux côtés de pays d'Asie, d'Europe et d'Amérique latine.
SOURCES (4)
- Punch NigeriaMOYEN
- BusinessDay NigeriaMOYEN
- Daily Post NigeriaMOYEN
