ANGLE DOMINANT
Jérusalem encaisse une séquence inversée — Kushner voit d'abord le Hamas, puis vient exiger l'exécution du plan Trump — et le gouvernement se divise sur la réponse à donner.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Netanyahou, en conseil des ministres le 9 août : « Israël n'accepte pas le document en 15 points » — Tsahal ne se retirera pas de Gaza tant que le Hamas ne sera pas « réellement désarmé ».
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Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a appelé à « la conquête totale » de Gaza et à l'implantation de colonies juives, jugeant qu'il n'existe « aucune solution » hors du contrôle israélien.
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Huit pays à majorité musulmane (Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Indonésie, Arabie saoudite, Turquie, Égypte, Pakistan) ont condamné le rejet israélien ; le Likoud a répondu sur X que ces pays veulent « faire tomber » Netanyahou.
ANALYSE
Jérusalem, 17 août 2026. La séquence retenue par les médias israéliens inverse l'ordre diplomatique habituel : Jared Kushner, gendre et émissaire de Donald Trump, a d'abord rencontré au Caire et à El Alamein la délégation du Hamas conduite par son nouveau chef Khalil al-Hayya, en présence de représentants qatariens, égyptiens et turcs, avant de se poser en Israël dimanche soir pour voir Benjamin Netanyahou. Il est accompagné de Nikolay Mladenov (Board of Peace) et de l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.
Le Jerusalem Post restitue la visite comme la poursuite d'une pression sur Israël pour avancer sur le plan en 20 points de Trump, dont le volet en 15 points sur le désarmement du Hamas. Un responsable du Board of Peace cité par le quotidien affirme que Washington et Jérusalem « s'accordent sur l'état final : un Hamas démilitarisé » — une lecture qui minimise le désaccord affiché par le gouvernement israélien. Car le 9 août, en conseil des ministres, Netanyahou avait rejeté ce document : « Je veux être précis : Israël n'accepte pas le document en 15 points. » Tsahal, a-t-il ajouté, ne se retirera de Gaza que lorsque le Hamas sera « réellement désarmé ».
Haaretz place ce rejet au centre de son récit et documente les divisions qu'il expose. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a appelé Netanyahou à opter pour « la conquête totale » de Gaza et l'implantation de colonies juives, jugeant qu'il n'existe « aucune solution » hors du contrôle israélien intégral. Le journal rapporte que huit pays à majorité musulmane — Émirats arabes unis, Qatar, Jordanie, Indonésie, Arabie saoudite, Turquie, Égypte et Pakistan — ont signé une déclaration commune condamnant ce rejet, appelant Washington à « faire respecter » son application par Israël. Le Likoud a répliqué sur X que ces pays « veulent faire tomber » Netanyahou pour que Gadi Eisenkot et Yaïr Golan « leur donnent ce qu'ils veulent », ajoutant : « Cela n'arrivera pas. »
Sur le terrain, Arutz Sheva signale que Tsahal a frappé deux fois en une heure un homme armé à Gaza le même jour — rappel que les discussions se poursuivent en parallèle d'opérations militaires actives. Le Jerusalem Post rapporte par ailleurs un sondage palestinien montrant une popularité déclinante du Hamas, sans que cela infléchisse la position de Jérusalem sur le désarmement préalable à tout retrait.
SOURCES (3)
- Jerusalem PostMOYEN
- Arutz ShevaMOYEN
- Haaretz EnglishMOYEN
