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Marjane Satrapi, autrice de la bande dessinée Persépolis (publiée entre 2000 et 2003) puis du film qui en est tiré (Prix du Jury à Cannes en 2007, nomination aux Oscars en 2008), est morte à 56 ans. La cause officielle, reprise par la quasi-totalité des dépêches, est qu'elle s'est éteinte « de tristesse » un peu plus d'un an après son mari Mattias Ripa, décédé le 8 avril 2025. Son œuvre est unanimement présentée comme une rupture culturelle majeure.
À Paris, l'Élysée lui a rendu un hommage officiel, la décrivant comme une « figure majeure de la culture française », une « artiste éprise de liberté » et l'autrice d'une « fable universelle ». Cette formulation a été reprise mot pour mot dans de nombreux pays. En Iran, les médias officiels n'ont pas mentionné son décès ni son œuvre.
Le contexte donne à ce moment un relief particulier. Satrapi disparaît alors que la République islamique d'Iran traverse une période de tensions diplomatiques intenses, sur fond de crise de légitimité interne ouverte depuis la mort de Mahsa Amini en 2022. La date coïncide aussi avec un calendrier d'État iranien chargé, marqué par l'anniversaire de la mort de l'ayatollah Khomeini.
Plusieurs points restent disputés dans la couverture. Certains acteurs mettent en avant le refus par Satrapi de la Légion d'honneur en 2025, accompagné de sa critique de la politique française envers les dissidents iraniens, ainsi que son engagement après la mort de Mahsa Amini ; d'autres contournent ou omettent ces éléments. La lecture elle-même varie : tantôt biographique et centrée sur la trajectoire individuelle, tantôt explicitement politique.
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