ANGLE DOMINANT
Paris retient surtout la vague de condamnations venue du monde musulman après l'accusation saoudienne contre les Houthis, et rapporte le démenti de ces derniers sans pouvoir trancher.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La coalition menée par Riyad affirme qu'un drone a frappé mardi 29 septembre à 5 h 11 la station électrique de Taibah, qui alimente la mosquée du prophète à Médine.
- 02
La Ligue arabe dénonce une « dangereuse escalade » ; le Qatar, la Turquie et le Soudan condamnent, tandis que les Houthis nient toute responsabilité.
- 03
La coalition dit avoir intercepté trois missiles et quatre drones, et l'armée yéménite annonce 13 frappes aériennes contre les zones houthies.
ANALYSE
Paris, 2 octobre 2026. La presse française, France 24 et BFMTV en tête, rapporte l'accusation lancée jeudi 1er octobre par l'Arabie saoudite : les Houthis pro-iraniens du Yémen auraient visé à Médine une infrastructure électrique alimentant la mosquée du prophète. Selon la coalition militaire dirigée par Riyad, l'attaque a eu lieu mardi 29 septembre au matin.
Le communiqué de la coalition, publié sur X, parle d'un « lâche attentat » visant une infrastructure civile. Selon la version anglaise de France 24, le porte-parole, le général de division Turki al-Maliki, situe la frappe à 5 h 11 et évoque un drone ayant touché la station de distribution de Taibah ; un transformateur a été mis hors service sans effet sur le réseau électrique général. Les Houthis rejettent toute responsabilité, par la voix de Mehdi al-Machat, chef du conseil politique suprême cité par la chaîne Almasirah, et dénoncent « une agression saoudienne » contre Sanaa, où des correspondants de l'AFP ont entendu trois puissantes explosions jeudi soir.
La couverture insiste sur la chaîne de réactions. La Ligue arabe a dénoncé une « dangereuse escalade ». Le Qatar, la Turquie et le Soudan ont condamné l'attaque ; Doha y voit une « grave atteinte au caractère sacré des lieux saints de l'islam ». Le gouvernement yéménite parle de « violation flagrante » et tient les Houthis et l'Iran pour responsables. France 24 souligne qu'il s'agit de la seconde accusation d'une attaque contre un lieu saint.
Sur le plan militaire, la coalition affirme avoir intercepté jeudi soir et vendredi matin trois missiles et quatre drones dans le sud du royaume. L'armée régulière yéménite annonce 13 « frappes aériennes de précision » contre les zones tenues par les Houthis. Ces derniers ont intensifié leurs tirs contre l'Arabie saoudite depuis leur offensive meurtrière de début septembre contre les forces du gouvernement reconnu par la communauté internationale.
Les articles français s'appuient surtout sur les communiqués de la coalition et du gouvernement yéménite ainsi que sur les dépêches de l'AFP. Le démenti houthi est rapporté, sans que les textes mentionnent de vérification indépendante de l'attribution.
