ANGLE DOMINANT
Téhéran récuse l'accusation saoudienne sur Médine et met au premier plan les frappes de Riyad contre le Yémen, en citant les porte-parole yéménites et en qualifiant de « revendications » les annonces de la coalition.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Une source militaire yéménite, citée par Saba via YJC, juge l'accusation saoudienne sur la centrale « Tayyiba » de Médine sans « fondement ni base ».
- 02
Yahya Saree affirme que l'aviation saoudienne a mené 51 frappes en 24 heures, pour un total de 1 209 depuis le début du dernier cycle de combats.
- 03
Selon Turki al-Maliki, cité par Mehr via Al-Jazeera, la coalition a intercepté deux missiles balistiques et quatre drones dans le sud de l'Arabie saoudite.
ANALYSE
Téhéran, 2 octobre 2026. Les médias iraniens traitent l'accusation saoudienne sur Médine d'abord par le démenti. Selon l'agence YJC, qui reprend Al-Mayadeen, une source militaire yéménite a rejeté jeudi soir les affirmations de Riyad selon lesquelles la centrale de distribution électrique « Tayyiba » à Médine aurait été visée. Elle estime qu'elles n'ont « ni fondement ni base » et les décrit comme une « nouvelle calomnie saoudienne », destinée selon elle à couvrir l'échec d'un mensonge antérieur sur une prétendue attaque contre La Mecque.
Le texte rappelle l'accusation de l'Arabie saoudite : celle-ci affirme que « l'enquête a prouvé » l'implication d'Ansarallah dans la planification et l'exécution de l'attaque. La source yéménite, citée par l'agence officielle Saba, assure que les forces armées yéménites « ne resteront pas silencieuses » et « ont le droit de répondre » à ces accusations. Aucune des trois dépêches n'évoque la mosquée du Prophète ni les condamnations de la Ligue arabe, de l'OCI ou du Conseil de coopération du Golfe.
Mehr English met l'accent sur l'action militaire saoudienne. Le général de brigade Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites, y affirme que l'aviation saoudienne a mené 51 frappes aériennes et tirs de missiles en 24 heures, avec des F-15 partis de la base de Khamis Mushait et des tirs depuis Najran et Jizan. Les cibles seraient des réseaux de télécommunications et des installations civiles à Marib, Saada, Hodeïda, Taëz et Amran. Le total depuis le début du dernier cycle de combats atteindrait 1 209 frappes.
La version persane de Mehr, qui cite Al-Jazeera, rapporte les annonces du porte-parole de la coalition, le général Turki al-Maliki : deux missiles balistiques interceptés à Khamis Mushait et Jizan, et quatre drones détruits à Khamis Mushait. Chaque information de la coalition est introduite par le verbe « mad'a » (prétendre, affirmer), y compris l'engagement de poursuivre ce que le porte-parole nomme la « dissuasion des forces houthies ». Les Houthis sont désignés sous leur nom d'Ansarallah.
Le cadrage d'ensemble est celui d'une escalade imputée à Riyad, dans laquelle l'accusation sur Médine apparaît comme un récit saoudien contesté et non comme un fait établi.
