ANGLE DOMINANT
Islamabad pèse surtout le risque énergétique et logistique de cette flambée près de Riyad, plus que son seul volet militaire, en la reliant à la guerre américano-iranienne qui pèse déjà sur l'économie mondiale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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FlightRadar24 a classé l'aéroport King Khaled à son indice maximal de perturbation (5,0), avec annulations et longs retards de vols.
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Le porte-parole de la coalition, Turki al-Malki, a affirmé avoir déjoué des attaques houthistes visant des civils et infrastructures à Bisha, Taëf, Farasan et Yanbu.
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Le porte-parole militaire houthiste Yahya Saree a revendiqué sur Telegram deux opérations, l'une contre des « sites sensibles » à Riyad, l'autre contre des installations d'Aramco à Yanbu.
ANALYSE
Islamabad, 20 septembre 2026. La presse pakistanaise a largement repris, samedi, le récit de l'escalade entre les houthistes et l'Arabie saoudite, mais en l'inscrivant d'emblée dans le cadre plus large de la guerre américano-iranienne qui dure depuis près de sept mois et pèse déjà sur l'économie mondiale. Le Daily Times souligne que cette attaque contre Riyad est « la première fois depuis la reprise de la guerre civile au Yémen » que la capitale saoudienne est directement menacée, un épisode qui « ébranle davantage une économie mondiale déjà sous pression ».
Selon les articles pakistanais, la coalition menée par Riyad a annoncé avoir intercepté et détruit à l'aube samedi un missile balistique tiré par les houthistes vers la capitale, après une alerte aérienne diffusée dans la nuit à Riyad et Al-Kharj. Une colonne de fumée noire s'est élevée près de l'aéroport international King Khaled : les pompiers combattaient un incendie sur un réservoir portant le logo d'Aramco, dans un dépôt de carburant voisin de l'aéroport, selon des journalistes sur place cités par ARY News et Business Recorder. Le site FlightRadar24 a classé l'aéroport à son indice maximal de perturbation, 5,0, entraînant annulations et longs retards.
Le porte-parole de la coalition, Turki al-Malki, a affirmé que les houthistes avaient aussi tenté de viser des civils et des infrastructures à Bisha, Taëf, Farasan et Yanbu, attaques qu'il dit avoir déjouées. Le porte-parole militaire houthiste, Yahya Saree, a revendiqué sur Telegram deux opérations combinant missiles balistiques, missiles de croisière et drones : l'une contre des « sites sensibles » à Riyad, l'autre contre des installations d'Aramco à Yanbu.
ARY News relie directement l'épisode aux exportations pétrolières du Golfe : le détroit d'Ormuz restant bloqué par la guerre avec l'Iran, la route de la mer Rouge constitue la principale alternative pour les exportations du Golfe, et se trouve désormais elle aussi menacée par le blocus naval imposé par les houthistes depuis juillet contre les navires saoudiens. Les médias pakistanais rappellent que les houthistes ont mené, ces dernières semaines, une offensive éclair leur ayant permis de conquérir de larges portions du territoire yéménite, sans que les frappes aériennes saoudiennes ne parviennent à l'enrayer. Un habitant de Riyad a raconté à l'AFP : « J'ai entendu l'alarme, puis mes fenêtres ont tremblé. »
SOURCES (4)
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
- Business RecorderMOYEN
