ANGLE DOMINANT
Israël pleure un allié irremplaçable et redoute déjà le vide laissé dans l'oreille de Donald Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lindsey Graham, 71 ans, est mort samedi soir d'un malaise cardiaque à son domicile de Caroline du Sud, selon les secours cités par NBC News
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Netanyahu, Herzog et Ben-Gvir ont tous rendu hommage à Graham comme à l'un des plus grands amis d'Israël, et Netanyahu envisage de se rendre aux funérailles
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Haaretz souligne que sa mort prive Israël d'un conduit sans équivalent vers Trump, sans successeur évident parmi les faucons républicains
ANALYSE
Jérusalem, 13 juillet 2026. La mort soudaine du sénateur républicain Lindsey Graham, emporté samedi soir par un malaise cardiaque à son domicile de Caroline du Sud selon les secours cités par NBC News, a déclenché une vague de deuil rare dans la classe politique israélienne. Il avait 71 ans.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué « l'un des plus grands amis d'Israël », affirmant que Graham « a compris que la sécurité d'Israël et de l'Amérique sont indissociables ». Selon une source israélienne citée par le Jerusalem Post, il envisagerait de se rendre aux funérailles aux États-Unis, occasion possible d'y rencontrer Donald Trump. Le président Isaac Herzog a qualifié le sénateur de « phare de clarté morale et véritable dirigeant du partenariat américano-israélien », tandis que le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a salué un homme qui « s'est tenu aux côtés d'Israël non parce que c'était facile, mais parce que c'était juste ».
Au-delà de l'hommage, Haaretz pointe une inquiétude plus stratégique : la disparition de Graham prive Israël d'un « conduit » sans équivalent vers la Maison Blanche, un homme qui « savait parler le langage de Trump comme peu d'autres ». Aucun successeur évident ne se dégage parmi les faucons républicains pour porter les messages de Netanyahu au président américain.
Le Jerusalem Post retrace le rôle de Graham sur les dossiers les plus sensibles : artisan inlassable d'un rapprochement avec l'Arabie saoudite, il aurait été le premier, avant l'opération Rising Lion, à proposer un ultimatum de 60 jours à l'Iran pour démanteler son programme nucléaire. Pendant la guerre contre le Hamas, il réclamait une « reddition inconditionnelle », à l'image du Japon et de l'Allemagne en 1945. Mais le sénateur n'était pas un soutien inconditionnel sur tout : il aurait mis en garde contre toute tentation d'annexion, avertissant que ce choix risquerait de « marginaliser l'État juif ».
Cette nuance nourrit, à Jérusalem, une lecture double de sa disparition : celle d'un allié indéfectible sur la sécurité et le dossier iranien, mais aussi d'une voix qui pesait pour maintenir la normalisation régionale comme priorité, y compris face à ses propres alliés politiques à Washington.
SOURCES (2)
- Jerusalem PostMOYEN
- Lindsey Graham, US senator and staunch supporter of Israel, dies at 71 | The Jerusalem Post
- Lindsey Graham: A steadfast friend of Israel who never wavered | The Jerusalem Post
- Israeli politicians mourn Lindsey Graham, 'one of Israel's greatest friends' | The Jerusalem Post
- Will Israel ever find another ally like Lindsey Graham? | The Jerusalem Post
- Haaretz EnglishMOYEN
