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LE PRÉSIDENT BANGLADAIS SHAHABUDDIN DÉMISSIONNE, ANCIEN ALLIÉ DE LA PREMIÈRE MINISTRE DÉCHUE HASINA
Islamabad scrute la vacance présidentielle à Dhaka comme la confirmation d'une transition post-Hasina déjà engagée, tout en resserrant ses propres liens diplomatiques avec le nouveau pouvoir bangladais.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Islamabad, 25 juillet 2026. Le président bangladais Mohammed Shahabuddin, 76 ans, a annoncé vendredi sa démission de la présidence, poste largement cérémoniel qu'il occupait depuis avril 2023 avec le soutien de la Ligue Awami de Sheikh Hasina. Dans un communiqué de son secrétariat de presse, il invoque une « neuropathie autonome » récemment diagnostiquée, à l'origine de pertes de conscience momentanées. Dans sa lettre adressée au président de l'Assemblée nationale (Jatiya Sangsad), il évoque une « incapacité physique et mentale croissante » rendant impossible l'exercice de ses fonctions constitutionnelles. Le speaker du Parlement assurera l'intérim jusqu'à l'élection d'un successeur.
Pour la presse pakistanaise, ce départ ferme la parenthèse d'un régime déjà vacillant : Shahabuddin, surnommé « Chuppu », avait été accusé d'avoir maintenu un contact téléphonique avec Hasina pendant son traitement médical à Londres en mai, une allégation qu'il a toujours démentie. Sa démission « prive Hasina de tout allié dans les hautes sphères de l'État », cinq mois avant le retour qu'elle envisagerait, relève Dawn, alors que la Ligue Awami reste interdite et que nombre de ses cadres sont emprisonnés ou dans la clandestinité. Le ministre de l'Intérieur Salahuddin Ahmed, du parti nationaliste au pouvoir, a affirmé que le gouvernement n'avait pas été informé du dépôt de la lettre, rappelant que la procédure devait suivre les formes constitutionnelles.
Cette actualité résonne particulièrement à Islamabad, engagé depuis 2024 dans un rapprochement méthodique avec Dhaka. Le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie Ishaq Dar a rencontré son homologue bangladais Khalilur Rahman en marge du forum régional de sécurité de Manille cette semaine, illustrant une normalisation des liens après des années de relations limitées sous Hasina, jugée proche de New Delhi. Le Pakistan y voit une occasion de consolider sa présence diplomatique dans une région où l'influence indienne pesait lourdement. En interne toutefois, l'héritage commun reste sensible : un différend politique récent à Karachi a ravivé les tensions autour de la « chute de Dacca » de 1971, rappelant combien le passé bangladais continue de peser sur le débat public pakistanais.
Cadrage diplomatique pakistanais : l'accent est mis sur le rapprochement Islamabad-Dhaka plutôt que sur les dynamiques politiques internes bangladaises.
Préférence pour des sources anglophones locales (Geo News, Dawn) relayant des dépêches AFP, sans voix bangladaise directe citée.
Faible couverture des enjeux constitutionnels bangladais : peu de détails sur le calendrier d'élection du successeur ou les rapports de force BNP-Awami League.
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