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Buenos Aires regarde Milei féliciter De la Espriella et lit le résultat comme la confirmation de sa propre offensive régionaleAngle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays

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Un avocat sans expérience politique qui se fait appeler « le Tigre » devance le dauphin de Petro de presque trois points — et le président sortant déclare avant minuit qu'il n'accepte pas le décompte.
Le 31 mai 2026, le premier tour de la présidentielle colombienne a placé en tête Abelardo de la Espriella, avocat sans expérience électorale, avec 43,77 % des voix (10,1 millions), devant Iván Cepeda, candidat soutenu par le président sortant Gustavo Petro, à 40,88 % (9,4 millions). Paloma Valencia, figure de la droite traditionnelle, n'a réuni que 6,9 % — contre 3,2 millions de voix lors des primaires de mars — confirmant l'effacement de ce courant. Un second tour est prévu le 21 juin.
De la Espriella revendique ouvertement des références étrangères : la politique pénitentiaire et l'esthétique du Salvadorien Nayib Bukele, la réduction de l'État défendue par l'Argentin Javier Milei, et la rhétorique anti-establishment associée à Donald Trump, dont l'entourage parlementaire américain a affiché un soutien public. Son programme inclut des mégaprisons, le retrait d'organisations multilatérales et l'éradication de cultures de coca.
Le scrutin s'inscrit dans un cycle régional : élue en 2022 avec le premier président de gauche de l'histoire du pays, la Colombie perdait son dernier grand allié continental après une série de revers de la gauche en Bolivie, au Chili et en Équateur. Au-delà des chiffres, l'enjeu touche à un pays qui a signé en 2016 le principal accord de paix de son histoire récente, après six décennies de conflit.
Le résultat reste contesté. Petro a refusé de reconnaître le décompte avant minuit, accusant — sans preuve fournie — une société prestataire d'avoir injecté 800 000 identités, et appelant à attendre le décompte officiel des juges. Cepeda a d'abord suivi cette ligne avant de revenir sur ses propos en vingt-quatre heures.
Des responsables d'opposition dénoncent une dérive autoritaire, tandis que d'autres acteurs estiment ces accusations infondées. Le second tour se jouera largement sur les 3,6 millions d'électeurs orphelins des candidats éliminés et sur les abstentionnistes.
« Bogotá vit une nuit électorale fracturée : 43,77 % pour le Tigre, 40,88 % pour Cepeda, et un président qui refuse les chiffres avant minuit »
« Rome retient la formule la plus radicale du Tigre — « la démocratie doit être maintenue par la raison ou par la force » »
Plus divergent que 100% des sujets analysés.