ANGLE DOMINANT
Rome scrute la prudence affichée par Londres, où l'antiterrorisme refuse pour l'instant de désigner un commanditaire entre piste iranienne et autres hypothèses hostiles.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Alerte donnée dimanche à 0h45 heure de Londres après le signalement de trois camionnettes suspectes ; cinq hommes arrêtés et environ 85 foyers évacués autour de Whelford (Adnkronos).
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Scotland Yard a retenu le chef de préparation d'un attentat terroriste après une première inculpation au titre de l'Explosives Act par la police du Gloucestershire (ANSA).
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La cheffe par intérim de la police du Gloucestershire Maggie Blyth affirme qu'aucune décision n'a encore été prise pour qualifier l'incident de terroriste, tandis que Trump évoque des suspects voulant 'faire de gros dégâts'.
ANALYSE
Rome, 28 septembre 2026. La presse italienne suit l'affaire de Fairford avant tout par le prisme de l'enquête et de sa prudence méthodique, plus que par celui d'un verdict déjà écrit sur un commanditaire. Adnkronos rappelle que l'alerte a été donnée dimanche à 0h45 heure de Londres (1h45 en Italie), après le signalement de trois camionnettes suspectes approchant de la base aérienne de la Royal Air Force à Fairford, dans le Gloucestershire, utilisée par les forces américaines pour leurs opérations contre l'Iran. Cinq hommes ont été arrêtés et environ 85 foyers évacués autour du hameau de Whelford.
Selon ANSA, les cinq suspects ont d'abord été inculpés en vertu de la loi sur les explosifs (Explosives Act) par la police du Gloucestershire, avant que l'antiterrorisme de Scotland Yard, saisi de l'enquête, ne retienne formellement le chef de préparation d'un attentat. Leur identité et leur nationalité restent, note l'agence, couvertes par la réserve. Des artificiers de l'armée, appuyés par un robot télécommandé, ont examiné les trois véhicules pendant des heures.
La cheffe par intérim de la police du Gloucestershire, Maggie Blyth, citée par Adnkronos, précise qu'aucune décision n'a encore été prise pour qualifier formellement l'incident de terroriste, tout en confirmant que l'antiterrorisme dirige désormais les investigations. Un lien avec Téhéran est examiné avec une attention particulière : la base sert de point d'appui avancé à l'aviation américaine, et les Gardiens de la révolution avaient averti en juillet que toute installation utilisée contre l'Iran deviendrait une cible légitime. Mais les enquêteurs, souligne Adnkronos, regardent aussi d'autres pistes, sans exclure d'autres États hostiles ou suspects.
Cette prudence contraste, relève ANSA, avec la rapidité du président américain Donald Trump à s'attribuer, en pleine campagne des midterms, le mérite d'un coup de filet né d'une grande collaboration avec Londres, affirmant que les suspects voulaient faire de gros dégâts et étaient surveillés depuis longtemps. Le premier ministre travailliste Andy Burnham, interrogé à Liverpool lors du congrès de son parti, a confirmé l'arrestation de plusieurs suspects sans évoquer de piste, jugeant inapproprié tout commentaire supplémentaire tant que l'enquête se poursuit ; son ministre a affiché la même réserve.
Pour la presse italienne, l'épisode illustre combien l'ombre du terrorisme, mêlée à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, replace le Royaume-Uni en première ligne, sans que Londres ne cède, pour l'instant, à la tentation de désigner un coupable.
SOURCES (3)
- AdnkronosMOYEN
