ANGLE DOMINANT
Oslo mesure l'ampleur de l'alerte antiterroriste déclenchée autour de la base de RAF Fairford, utilisée par les États-Unis contre l'Iran, et retient la prudence du renseignement britannique sur l'identité d'un éventuel commanditaire.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Cinq hommes ont été arrêtés vers 0h45 après un appel signalant trois camionnettes suspectes se dirigeant vers RAF Fairford, selon Dagbladet citant Sky News.
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85 foyers du hameau de Whelford ont été évacués dans un périmètre de sécurité de 400 mètres pendant l'examen des véhicules par l'équipe de déminage de l'armée.
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Donald Trump a déclaré dimanche que les suspects voulaient « faire de gros dégâts » et étaient surveillés « depuis longtemps ».
ANALYSE
Oslo, 28 septembre 2026. La presse norvégienne restitue avec précision le déroulé de l'opération antiterroriste menée dimanche 27 septembre autour de la base aérienne britannique de RAF Fairford, dans le Gloucestershire, utilisée par l'armée de l'air américaine. Selon Dagbladet, citant le commissaire Richard Ocone via Sky News, la police a reçu un appel vers 0h45 signalant « trois véhicules suspects se dirigeant vers RAF Fairford ». Des policiers armés ont interpellé cinq hommes, d'abord soupçonnés d'infraction à la loi sur les explosifs, avant que l'antiterrorisme ne reprenne l'enquête. Un périmètre de sécurité de 400 mètres a été établi le temps que l'équipe de déminage de l'armée examine les véhicules ; 85 foyers du hameau voisin de Whelford ont été évacués.
Aftenposten souligne que RAF Fairford, à environ 150 kilomètres à l'ouest de Londres, entre Bristol et Oxford, abrite des bombardiers B-52 américains et a servi de base aux opérations aériennes américaines dans le cadre de la guerre contre l'Iran. La vice-inspectrice Vicki Evans, coordinatrice antiterroriste, a précisé lors d'un point presse dimanche : « Nous en sommes au stade précoce de l'enquête », les cinq suspects restant en garde à vue.
Dagbladet met en avant le récit d'une agricultrice locale, source de l'alerte selon le Telegraph : rentrant d'une fête, elle a vu trois camionnettes blanches bloquer une route et des hommes masqués courir vers la base. « Je me suis juste demandé ce qu'ils étaient en train de faire », raconte-t-elle, ajoutant : « Nous savions qu'il existait déjà une menace terroriste réelle contre la base. » Vingt-cinq minutes plus tard, les cinq hommes étaient arrêtés à environ 350 mètres du site, selon les données géographiques vérifiées par la BBC.
Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les suspects « voulaient causer de gros dégâts » et qu'ils étaient surveillés « depuis longtemps ». La police britannique n'a désigné aucun commanditaire ; le Guardian, cité par Dagbladet, rappelle que la base fait l'objet de manifestations depuis plusieurs mois contre la décision du gouvernement de la mettre à disposition des frappes américaines contre l'Iran. Aucun article norvégien ne mentionne à ce stade de revendication iranienne, russe ou islamiste.
