ANGLE DOMINANT
Paris scrute l'affaire Berezovska comme un possible règlement de comptes ukrainien, entre commanditaires suspectés au sein du renseignement militaire de Kiev et zones d'ombre persistantes sur les motivations réelles de l'attentat monégasque.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Anastassia Berezovska, 39 ans, a été retrouvée morte de « blessures par balles à la tête » près de Kiev, selon la police ukrainienne citée par RFI.
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Deux suspects ont été arrêtés : un ancien membre des forces de l'ordre et un employé actuel de la Direction générale du renseignement (GUR) ukrainien, liés par des virements à Berezovska.
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Une « chambre de torture » a été découverte dans le sous-sol du domicile de l'un des suspects arrêtés, selon une vidéo diffusée par le parquet général ukrainien.
ANALYSE
Paris, 9 juillet 2026. L'affaire du colis piégé de Monaco prend des allures de thriller d'espionnage. Selon RFI, Anastassia Berezovska, principale suspecte de l'attaque à l'explosif du 29 juin visant l'homme d'affaires ukrainien Vadim Ermolaev, a été retrouvée morte près de Kiev, avec « des blessures par balles à la tête », a annoncé mardi la police ukrainienne. Son corps présentait des « douilles de pistolet » à proximité, selon le communiqué relayé par le média.
Au terme d'une traque internationale lancée par la justice monégasque, les autorités ukrainiennes indiquent que la suspecte, âgée de 39 ans, serait rentrée en Ukraine dès le 1er juillet, soit deux jours après l'attentat qui a grièvement blessé Vadim Ermolaev, sa compagne et leur fils de 13 ans à l'entrée d'un immeuble de standing monégasque. Elle aurait été en contact, notamment via des virements d'argent, avec deux hommes aujourd'hui suspects et arrêtés : un « ancien membre des forces de l'ordre » et un « employé actuel » de la Direction générale du renseignement (GUR) du ministère de la Défense ukrainien, précise RFI.
Ce dernier a reconnu avoir commis le meurtre lors de l'enquête, affirmant avoir agi sans en « informer ses supérieurs ». Les enquêteurs ukrainiens ont par ailleurs découvert une « chambre de torture » dans le sous-sol du domicile de l'ex-policier arrêté : une vidéo diffusée par le parquet général montre une cave équipée d'outils, d'une bâche plastique et de traces rouges au sol.
20 Minutes, qui décrit une « suspecte grimée en homme sous un bob noir et traquée dans toute l'Europe », s'interroge sur l'identité des véritables commanditaires : un assassinat commandité par un gouvernement, un règlement de comptes interne au renseignement militaire, ou l'élimination d'un témoin devenu encombrant ? Le titre égrène plusieurs hypothèses sans trancher, tandis que l'enquête judiciaire monégasque reste, à ce stade, ouverte.
Pour la presse française, cette issue brutale referme une piste mais en ouvre d'autres : elle expose la porosité entre guerre en Ukraine, services de renseignement de Kiev et principauté financière, sans lever le doute sur les motivations réelles de l'attaque du 29 juin.
