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TROISIÈME VAGUE DE FRAPPES AMÉRICAINES SUR L'IRAN, LES ÉTATS DU GOLFE TOUCHÉS
Moscou dénonce une escalade programmée par Washington et relaie la thèse iranienne de légitime défense, tout en soulignant l'effondrement de l'accord de juin sur le détroit d'Ormuz.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 13 juillet 2026. Pour la presse russe, la troisième vague de frappes américaines contre l'Iran en une semaine confirme l'effondrement du mémorandum d'entente signé le 18 juin. Selon Vedomosti, le Commandement central américain (CENTCOM) revendique la destruction d'environ 140 objectifs militaires iraniens en une seule nuit, portant à plus de 300 le nombre de frappes en trois nuits — sites de missiles et de drones, installations navales, dépôts de munitions, réseaux de communication, postes d'observation côtiers. Meduza précise que Washington justifie la campagne par les tirs du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre des navires civils, dont le porte-conteneurs chypriote GFS Galaxy, incendié, un marin restant porté disparu selon RT.
Téhéran a répliqué en frappant des bases américaines dans le Golfe : missiles balistiques sur la base d'Al-Udeid au Qatar, où trois habitants, dont un enfant, ont été blessés par des débris d'interception, rapporte Kommersant ; plateformes de ravitaillement à Duqm en Oman ; centre de communication et radar à Bahreïn ; batterie Patriot au Koweït. Le CGRI revendique aussi la destruction d'un centre de commandement et de hangars de drones MQ-9 sur la base du prince Hassan en Jordanie.
RIA Novosti retrace l'engrenage : fermeture du détroit d'Ormuz annoncée par Téhéran « jusqu'à la fin de l'ingérence américaine dans la région », tirs du CGRI contre deux navires marchands accusés d'avoir enfreint les règles de passage, puis reprise des frappes américaines. Kommersant souligne que le désaccord porte précisément sur le contrôle du détroit, clause centrale et ambiguë de l'accord de juin, désormais caduc selon le quotidien, qui évoque une région « au bord d'une nouvelle guerre ».
TASS relaie la position iranienne : le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, qualifie les frappes iraniennes de « légitime défense » face à une « agression flagrante et non provoquée » des États-Unis et d'Israël, écartant les mises en garde du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Le président Trump avait annoncé, le 8 juillet, la fin du cessez-le-feu ; le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth affirmait sur X que l'Iran « a fait un mauvais choix » et « en paie le prix », citation reprise par RT.
Cadrage Iran-centré : plusieurs médias russes reprennent en détail la version du CGRI et la position diplomatique iranienne.
Préférence pour les sources officielles (CENTCOM, agences iraniennes) : peu de place aux témoignages civils indépendants.
Faible couverture des positions arabes du Golfe : les réactions officielles de Bahreïn, du Qatar ou du Koweït restent peu développées au-delà du bilan des dégâts.
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