ANGLE DOMINANT
Paris accueille le G7 commerce et ne parvient pas à masquer la fissure transatlantique
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
ANALYSE
Paris a accueilli les ministres du commerce du G7 les 5 et 6 mai dans un contexte où la question des tarifs américains sur les voitures européennes planait sur toutes les discussions sans jamais être traitée directement dans les sessions formelles. France 24 a rapporté que les ministres ont « parlé commerce sans évoquer les droits de douane » — une formulation qui dit tout de la paralysie politique.
Le sujet officiel du sommet — les mineraux critiques et la diversification des chaînes d'approvisionnement — a permis de construire un terrain commun apparent, notamment entre l'UE et les États-Unis sur la réduction de la dépendance à la Chine pour les terres rares et le lithium. Mais France Info et Le Monde ont tous deux relevé l'absence criante de toute déclaration commune sur les tarifs automobiles, que Trump a réactivés avec une nouvelle menace de 25% deux jours avant le sommet.
La position française est celle d'un hôte dans l'embarras : trop engagé dans la relation transatlantique pour dénoncer ouvertement Trump, mais incapable de faire semblant que le G7 a réglé le problème des tarifs. La France a suivi la ligne de l'UE — « un accord est un accord » — mais sans l'escalade rhétorique que Bruxelles aurait peut-être souhaitée.
SOURCES (1)
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