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UKRAINE FRAPPE MOSCOU : LA PLUS PROFONDE ATTAQUE DE DRONES SUR LA CAPITALE RUSSE
Brasília mesure l'escalade entre Kiev et Moscou à travers le prisme diplomatique : le pays suit de près une attaque record, tout en cherchant une sortie négociée par la voix de Lula.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Brasília, 18 juin 2026. C'est le plus grand assaut aérien contre Moscou depuis deux ans, et la presse brésilienne l'a couvert avec une précision factuelle notable. Des drones ukrainiens ont frappé la capitale russe ce jeudi, ciblant notamment la raffinerie MNPZ du district de Kapotnia, dont l'incendie a propulsé le toit « dans les airs », selon les images vérifiées par Reuters et rapportées par G1 Globo. Le maire de Moscou, Sergei Sobyanin, a confirmé l'attaque et indiqué que 180 drones avaient été abattus dans la seule région de la capitale — sur les 555 interceptés à l'échelle du pays selon Moscou.
L'ampleur des dommages a dépassé la seule infrastructure pétrolière. Un immeuble résidentiel, une installation industrielle et des maisons ont été touchés, précise G1. Les opérations du principal aéroport moscovite ont été temporairement suspendues. Des habitants ont rapporté une « pluie d'huile noire » tombant du ciel, des gouttelettes qui auraient taché leurs vêtements, selon la BBC relayée par G1. Les autorités de la ville ont nié le phénomène tout en ordonnant aux populations vulnérables — enfants, personnes âgées, asthmatiques — de quitter les zones affectées.
C'était le deuxième raid de la semaine contre la même raffinerie MNPZ, déjà touchée mardi 16 juin. La Folha de S.Paulo rappelle que cet équipement assure plus d'un tiers des besoins en carburant de Moscou, et que la Russie — troisième producteur mondial de pétrole — était déjà contrainte d'importer du combustible ce mois-ci pour faire face à une pénurie croissante.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié l'offensive de « réponse pleinement justifiée aux attaques russes contre les villes ukrainiennes » et a ajouté : « Nous ne voulons pas cette guerre. Mais si l'Ukraine brûle, Moscou brûlera aussi. » Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a riposté en annonçant des « frappes coordonnées à grande échelle et régulières » contre l'Ukraine.
L'Estadão, qui a interrogé des experts, souligne une transformation de fond : après quatre ans de guerre, l'Ukraine n'est « plus une victime passive » et a récupéré davantage de territoire depuis 2023, même si la reconquête du Donbas reste hors de portée à court terme. La Russie, confrontée à des difficultés de recrutement et à l'isolement de ses soldats — privés d'internet sur le front — avance désormais lentement.
Dimanche précédant ces frappes, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva avait rencontré Zelensky en marge du G7 à Évian. Selon l'Agência Brasil, les deux dirigeants ont discuté pendant quarante minutes de possibilités de cessez-le-feu et d'une « solution diplomatique ». Lula a plaidé pour un rôle plus actif du Conseil de sécurité de l'ONU. Zelensky a qualifié l'échange de « positif »
Cadrage humanitaire-civil : forte attention aux impacts sur la population moscovite (pluie d'huile, évacuations) par rapport aux pertes civiles ukrainiennes simultanées.
Préférence pour l'angle diplomatique brésilien : la rencontre Lula-Zelensky est systématiquement intégrée dans les récits sur l'attaque, valorisant le rôle de médiateur du Brésil.
Faible couverture des frappes russes sur Kiev : les missiles balistiques qui ont visé la capitale ukrainienne le même jour sont mentionnés brièvement, sans détail comparable aux dommages à Moscou.
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