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VIOLENCES XÉNOPHOBES EN AFRIQUE DU SUD, CRISE AVEC LE NIGERIA
Accra distingue prudence diplomatique et fermeté sur la protection de ses ressortissants, reportant la visite de Ramaphosa sans rompre les liens avec Pretoria.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Accra, 9 juillet 2026. Le gouvernement ghanéen a choisi la voie de la prudence calculée face à la vague de violences xénophobes qui frappe l'Afrique du Sud depuis plusieurs mois. Alors que le Sénat nigérian évoque une rupture des relations diplomatiques avec Pretoria après la mort d'au moins deux de ses ressortissants, Accra a opté pour un geste plus mesuré mais tout aussi clair : le report de la visite d'État du président sud-africain Cyril Ramaphosa, initialement programmée début août.
Le ministre de la Communication gouvernementale, Felix Kwakye Ofosu, a justifié cette décision par le risque que « la nature des récentes attaques » ne finisse par « éclipser » les discussions bilatérales prévues. « Nous n'avons rien fait pour détériorer la relation ; nous avons simplement dû prendre une mesure pour protéger nos citoyens des attaques », a-t-il assuré sur Joy FM, précisant que des dispositions sont en cours pour ramener un nombre croissant de Ghanéens installés en Afrique du Sud.
Pretoria a de son côté tenté de désamorcer toute lecture de rupture, affirmant par la voix de son porte-parole présidentiel Vincent Magwenya qu'aucune demande de visite d'État n'avait officiellement été formulée, l'échange concernant en réalité la tenue de la Commission binationale Ghana-Afrique du Sud, prévue de longue date.
Au Parlement, la minorité, par la voix de Samuel Jinapor, a apporté un soutien appuyé à l'exécutif, réclamant que toute posture reste fondée sur des « faits incontestables », conformément à l'article 73 de la Constitution, tout en soutenant l'appel du gouvernement à ce que l'Union africaine envisage des sanctions contre Pretoria. Une fermeté qui contraste avec le ton feutré adopté envers Ramaphosa, révélant un équilibre délicat entre solidarité continentale et realpolitik diplomatique.
Sur le volet nigérian de la crise, la police sud-africaine a rejeté tout lien entre la mort d'un ressortissant nigérian en détention à Pretoria et les violences anti-migrants, évoquant une arrestation liée à la drogue suivie d'un malaise mortel. Une version qui alimente, à Accra comme à Abuja, la méfiance envers les explications officielles sud-africaines.
Cadrage institutionnel-centré : forte présence des déclarations officielles (ministre, parlementaires) et faible parole directe des migrants ghanéens concernés.
Préférence pour une lecture apaisée des relations bilatérales (le terme « cordial » revient dans plusieurs titres), au détriment d'une critique plus appuyée de la responsabilité sud-africaine.
Faible couverture du volet nigérian de la crise (mort d'un ressortissant nigérian, tensions Abuja-Pretoria), traité de manière marginale et non intégré au récit centré sur le Ghana.
Ghana-SA relations remain cordial, Ramaphosa will visit when Xenophobic tensions ease – Kwakye Ofosu
South Africa dispels diplomatic rift with Ghana over Ramaphosa visit
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