ANGLE DOMINANT
Brasília s'inquiète de voir les normes mondiales de sécurité de l'intelligence artificielle se négocier à huis clos entre Washington et Pékin, sans que le Brésil ni les autres puissances émergentes ne siègent à la table.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé que « les États-Unis ont proposé un mécanisme de notification entre les deux pays » sur les incidents liés à l'IA.
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La réunion de dimanche à New York, au siège de JPMorgan Chase, a duré environ huit heures et a réuni aussi le représentant américain au Commerce Jamieson Greer et le responsable chinois du commerce Li Chenggang.
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Washington et Pékin restent divisés sur l'accès chinois aux semi-conducteurs avancés, les accusations de transfert de technologie et la régulation de l'IA, selon G1.
ANALYSE
Brasília, 21 septembre 2026. Le Brésil regarde la rencontre de dimanche à New York entre le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent et le vice-premier ministre chinois He Lifeng comme la préfiguration d'un ordre technologique qui se dessine sans lui. Selon Estadão, les deux délégations ont discuté pendant environ huit heures, au siège de JPMorgan Chase, avant le sommet prévu jeudi à Washington entre Donald Trump et Xi Jinping. Bessent a qualifié la journée de « muito bem-sucedida » et annoncé que « les États-Unis ont proposé un mécanisme de notification entre les deux pays », avec l'objectif de partager « une vision commune des objectifs et des menaces communes » liées à l'intelligence artificielle.
Pour la presse brésilienne, l'enjeu dépasse la seule diplomatie bilatérale. G1 souligne que Washington et Pékin considèrent les avancées technologiques comme stratégiques pour leur compétitivité économique et militaire, et que les deux capitales restent divisées sur l'accès chinois aux semi-conducteurs avancés, sur les accusations de transfert de technologie et sur la manière de réguler l'IA. Ces désaccords, non résolus dimanche, doivent être repris lors d'une prochaine rencontre déjà annoncée par les deux délégations.
Le Brésil, qui prépare sa propre loi sur l'intelligence artificielle et dépend à la fois des marchés chinois pour ses exportations agricoles et des technologies américaines pour ses infrastructures numériques, observe avec attention la manière dont un mécanisme de notification bilatéral pourrait, de fait, fixer des normes de sécurité pour l'ensemble du secteur, sans que les pays tiers n'aient été consultés. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a jugé « impératif » que Washington et Pékin « puissent travailler ensemble » sur ces sujets — une coopération qui, si elle se concrétise, dessinerait un cadre de référence auquel des puissances émergentes comme le Brésil devraient s'adapter après coup.
Le sommet de jeudi doit également porter sur la prorogation de la trêve commerciale, sur les restrictions chinoises aux terres rares et aux aimants, et sur les contrôles américains à l'exportation dans le cloud et les semi-conducteurs — autant de dossiers où Brasília a des intérêts directs, via ses propres exportations de minerais critiques. Les deux délégations ont convenu d'ouvrir un dialogue formel sur l'IA et de se revoir, sans fixer de calendrier précis ni préciser si d'autres pays seraient associés aux discussions.
