ANGLE DOMINANT
Séoul scrute le sommet Trump-Xi à travers le prisme de sa propre sécurité, inquiète que le dialogue Washington-Pékin sur l'intelligence artificielle et le commerce n'occulte la question nord-coréenne, alors que Pyongyang multiplie les tirs de missiles à la veille de la rencontre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques à courte portée depuis la région de Wonsan dimanche, à trois heures d'intervalle (environ 15h00 et 17h50), le premier parcourant 450 km et le second plus de 600 km, selon le JCS sud-coréen.
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Le Bureau de la sécurité nationale sud-coréen a tenu une réunion d'urgence avec le ministère de la Défense et le JCS après le premier tir, jugeant que ces lancements violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
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Selon Yonhap, il reste incertain jusqu'où Pékin est prêt à pousser Pyongyang vers le dialogue, alors que Trump a réaffirmé vouloir renouer avec Kim Jong-un et que le sommet de jeudi doit se pencher sur l'engagement de dénucléarisation nord-coréenne.
ANALYSE
Séoul, lundi 21 septembre 2026. Alors que Washington et Pékin annoncent dimanche à New York l'ébauche d'un mécanisme de notification sur les incidents liés à l'intelligence artificielle, la presse sud-coréenne retient surtout, de ce même dimanche, deux tirs de missiles balistiques à courte portée nord-coréens vers la mer de l'Est — signe que pour Séoul, le sommet Trump-Xi de jeudi à Washington se joue d'abord sur le terrain de la péninsule.
Selon l'état-major interarmées sud-coréen (JCS), cité par Yonhap et le Korea Times, les deux engins ont été tirés depuis la région de Wonsan à environ trois heures d'intervalle, le premier vers 15h00 et le second vers 17h50. Le premier a parcouru environ 450 kilomètres, le second plus de 600 kilomètres ; des analyses complémentaires étaient en cours pour en préciser les caractéristiques. Le JCS assure que les services de renseignement sud-coréens et américains ont suivi les lancements dès leur phase initiale et partagé les informations avec le Japon.
Le Bureau de la sécurité nationale (NSO) sud-coréen a réuni en urgence le ministère de la Défense et le JCS après le premier tir, estimant que ces lancements violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisant à Pyongyang de développer son arsenal nucléaire et balistique. Le Korea Times rappelle que le Nord avait déjà tiré plusieurs missiles courte portée depuis la même région le 12 septembre, présentés ensuite comme un exercice de tir d'artillerie et de missiles.
Ces provocations interviennent alors que le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, attendu jeudi à Washington, doit notamment déterminer si les deux dirigeants réaffirment leur engagement en faveur de la dénucléarisation nord-coréenne, objectif que Pyongyang refuse en poursuivant ses programmes nucléaire et balistique, selon Yonhap. Trump a répété sa volonté de renouer avec Kim Jong-un, éventuellement d'ici la fin de l'année, mais l'agence sud-coréenne note qu'il reste incertain jusqu'où Pékin est prêt à pousser son allié de la Guerre froide vers le dialogue.
Pour Séoul, l'annonce d'un canal de notification IA entre Washington et Pékin s'ajoute à une liste de sujets bilatéraux — commerce, terres rares, semi-conducteurs — sur lesquels la Corée du Sud n'a pas de siège, alors même que sa propre sécurité dépend de ce qui se dira, ou non, sur la Corée du Nord.
