ANGLE DOMINANT
Le Pérou distingue, par la voix de son ex-chancelier Hugo de Zela, ce que la suspension change réellement pour ses ressortissants : les visas d'immigrant seulement, pas le tourisme, les affaires ni les études.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Hugo de Zela, ex-chancelier et ex-ambassadeur du Pérou aux États-Unis, précise que la suspension ne touche que les visas d'immigrant, pas le tourisme, les affaires ni les études
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Le Département d'État lie la pause à une formation des fonctionnaires consulaires débutée début août, appliquée mondialement, sans date de reprise communiquée
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La mesure suit la décision d'un juge fédéral déclarant illégal le veto visant 75 pays et l'annonce de la révocation des visas B-1/B-2 de milliers de demandeurs d'asile entrés légalement
ANALYSE
Lima, 27 août 2026. Alors que le Département d'État américain a suspendu, sans date de reprise annoncée, les rendez-vous pour les visas d'immigrant dans le monde entier, c'est un ancien chancelier péruvien qui a pris la parole pour rassurer ses compatriotes. Hugo de Zela, ex-ministre des Affaires étrangères et ex-ambassadeur du Pérou à Washington, a précisé sur RPP Noticias que la mesure est « exclusivement pour les immigrants » et n'affecte ni le tourisme, ni les affaires, ni les études — une clarification décisive pour les milliers de jeunes Péruviens qui partent chaque année étudier aux États-Unis.
Selon De Zela, la suspension tient à une formation des fonctionnaires consulaires visant un examen plus approfondi de chaque dossier, pour éviter que des immigrants ne représentent, dans ses mots, « un coût pour le Trésor nord-américain ». « Quand on parle de formation, c'est qu'ils vont préparer les fonctionnaires consulaires à faire une revue plus approfondie de chaque cas », a-t-il expliqué, ajoutant que la mesure ne concerne ni l'asile ni le refuge.
Diario Correo, citant un porte-parole du Département d'État relayé par l'EFE, précise que cette formation, entamée début août, s'applique « mondialement » à tout le réseau consulaire, sans date de reprise communiquée. Les ambassades et consulats préviendront directement les demandeurs de tout changement.
Le quotidien replace la pause dans une séquence plus large : elle survient après qu'un juge fédéral a déclaré illégal le veto visant les ressortissants de 75 pays, et après l'annonce de la révocation des visas B-1/B-2 de milliers de personnes ayant demandé l'asile après une entrée légale. Washington prépare aussi un relèvement des exigences pour le visa de travail H-1B, avec une redevance annuelle dépassant 100 000 dollars pour les employeurs.
Pour Lima, l'enjeu immédiat reste concret : rassurer les familles péruviennes engagées dans des démarches de regroupement ou d'installation permanente, sans remettre en cause les flux d'étudiants ni les voyages d'affaires et de tourisme vers les États-Unis.
SOURCES (2)
- RPP NoticiasMOYEN
- Diario CorreoMOYEN
