Les sujets suivis dans ce pays, avec leurs cadrages replacés face au reste du monde.
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Copernicus mesure le juin-juillet le plus chaud jamais enregistré en Europe de l'Ouest (21,62 °C) et la NOAA confirme le juillet le plus chaud aux États-Unis contigus. Une cinquième canicule frappe l'Europe : fleuves à l'étiage, réacteurs sous tension, 70 % de la France sous restrictions d'eau. Au même moment, la Corée du Sud mobilise son armée contre la sécheresse — sans lien narratif avec l'Europe.
Lundi à 7 h 34, un séisme de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie, épicentre dans le Chocó. Ressenti jusqu'à Quito, Panama et Caracas, il a fait effondrer l'aéroport de Pereira et endommagé des centaines de bâtiments. Le président entré en fonction trois jours plus tôt a décrété le désastre national. Selon les rédactions, le bilan va de 111 à 138 morts — et plus de 2 000 personnes sont recensées comme disparues.
Samedi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a publié six exigences préalables à la réouverture du détroit d'Ormuz : fin de la guerre, levée du blocus naval et des sanctions, retrait des forces américaines, indemnisation des dommages, libération des avoirs gelés. Dimanche, les Gardiens de la révolution ont durci le ton pendant qu'Oman négociait un couloir maritime temporaire et que Washington disait « quelques progrès ». Un cinquième du pétrole mondial attend.
Le 7 août 2026, l'avocat millionnaire Abelardo de la Espriella a prêté serment pour 2026-2030 devant Milei, Kast, Noboa, Felipe VI et Infantino — mais sans Gustavo Petro. Investiture délocalisée à Cali, premier discours dans une caserne, 11 000 hommes déployés. Quinze pays racontent le même homme sous quinze noms différents : allié de Trump, président d'extrême droite, outsider antisystème.
Le 7 août 2026, Mohammed ben Salmane, Recep Tayyip Erdoğan et Shehbaz Sharif ont signé au palais Al-Safa un accord stipulant qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous. Riyad jure qu'il ne s'agit « ni d'un axe militaire ni d'un bloc confessionnel » ; treize pays le lisent autrement, et l'Iran, sa cible implicite, est absent du récit.
Le 5 août 2026 à 06h35 GMT, l'étage supérieur d'une Falcon 9 lancée en janvier 2025 a percuté la Lune à 8 690 km/h après dix-huit mois de dérive incontrôlée. L'objet est le même pour tout le monde ; sa signification, non. Douze pays y voient tour à tour une aubaine scientifique, un problème de débris spatiaux ou une occasion de démontrer leurs propres capacités — et les États-Unis, d'où vient la fusée, sont absents du récit.
Cinq semaines après le rejet de son premier décret par la Cour suprême, Donald Trump en a signé deux nouveaux le 6 août 2026 : l'un prive de citoyenneté automatique les enfants nés de quatre catégories de parents non-citoyens, l'autre interdit le « tourisme des naissances ». Quatorze pays le lisent depuis des places très différentes — précédent constitutionnel pour les uns, menace directe sur leurs ressortissants pour les autres.
Après le retrait de son projet de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, la réélection de Gianni Infantino est passée d'acquise à incertaine : Galles, Angleterre, Serbie et Jordanie ont retiré leur soutien, l'UEFA menace la FIFA de poursuites, Arsène Wenger et le secrétaire général ont pris leurs distances. Vingt et un pays lisent la même crise — l'Europe une chute, l'Afrique un soutien à tenir.
Menés par Letitia James, vingt-cinq États ont saisi la Cour du commerce international pour bloquer des droits de douane de 10 à 12,5 % touchant près de 99 % des importations américaines. Neuf pays racontent leur propre exposition : le « tarifaço » à Brasilia, 87 % de rejet à Santiago, les fleurs et le cuivre à Bogota.
Israël a transmis à Washington ses « préoccupations sécuritaires sérieuses » sur le désarmement du Hamas et refuse tout retrait tant qu'il n'est pas achevé. Le « Board of Peace » de Trump lui a donné raison. Les frappes ont continué : neuf morts samedi, jusqu'à dix-huit dimanche. Quinze pays, de Jérusalem à Doha, ne racontent pas la même journée.
Donald Trump affirme avoir annulé une frappe et ouvert des pourparlers avec l'Iran, qu'il qualifie de « dernière chance avant décapitation ». Téhéran dément : son seul canal reconnu est une médiation omanaise sur le détroit d'Ormuz, où un cargo a été touché. Vingt et un pays lisent le même ultimatum, entre prise au sérieux et lassitude devant un cycle déjà vu.
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