Les sujets suivis dans ce pays, avec leurs cadrages replacés face au reste du monde.
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Déployé depuis San Diego en novembre 2025, le porte-avions USS Abraham Lincoln et ses quelque 5 000 marins doivent être relevés par l'USS George Washington. Des signalements de détresse psychologique à bord et des alertes de sénateurs ont précédé la rotation. Donald Trump a écarté les inquiétudes sur la durée du déploiement, que le Pentagone dément par ailleurs.
Donald Trump a déclaré le 14 août qu'il allait « très bientôt » faire du détroit d'Ormuz un territoire des États-Unis. Un responsable de la Maison Blanche a ensuite présenté la sortie comme une plaisanterie, ce que plusieurs pays relèvent et d'autres ignorent. Le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi a répliqué. Par ce passage entre l'Iran et Oman transite environ un cinquième du pétrole et du gaz mondial, et le trafic y a chuté depuis février.
Depuis le 9 août, des colons israéliens assiègent trois maisons à Qusra, en Cisjordanie occupée, eau et électricité coupées, une quinzaine de personnes bloquées. L'ambassadeur américain Mike Huckabee, soutien déclaré de la colonisation, les a qualifiés de « terroristes israéliens ». La France exige des poursuites, l'ONU parle d'acte criminel.
Donald Trump a annoncé le 12 août que sa porte-parole quitterait ses fonctions fin août pour devenir conseillère extérieure. À 28 ans, elle était la plus jeune de l'histoire. Elle invoque sa famille ; une partie de la presse retient qu'elle part à deux mois des élections de mi-mandat. Aucun successeur n'a été désigné.
Mardi, la Quatrième chambre criminelle de Damas a condamné Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité — meurtre d'enfants, torture ayant entraîné la mort. Son frère Maher et sept autres responsables sont condamnés avec lui ; seul son cousin Atef Najib comparaissait en personne. Le verdict a été lu en direct à la télévision. Assad, réfugié près de Moscou depuis décembre 2024, n'a pas été extradé.
« Israël rejette le document en 15 points » : dimanche, en conseil des ministres, Benyamin Netanyahou a formellement refusé la feuille de route publiée le 31 juillet par le Conseil de paix de Donald Trump et acceptée par le Hamas. Aucun retrait avant un désarmement « véritable », et pas d'État palestinien tant qu'il sera au pouvoir. Sur le terrain, Israël a pourtant réduit ses frappes depuis le 3 août. Élections le 27 octobre.
Samedi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a publié six exigences préalables à la réouverture du détroit d'Ormuz : fin de la guerre, levée du blocus naval et des sanctions, retrait des forces américaines, indemnisation des dommages, libération des avoirs gelés. Dimanche, les Gardiens de la révolution ont durci le ton pendant qu'Oman négociait un couloir maritime temporaire et que Washington disait « quelques progrès ». Un cinquième du pétrole mondial attend.
Le 5 août 2026, Israël a repris ses frappes sur le sud du Liban et ordonné l'évacuation de Mansouri, invoquant une violation du cessez-le-feu ; le lendemain, Tsahal annonçait la mort de deux réservistes, ses premières pertes depuis le 28 juin. Au même moment se tenait à Rome la septième session de négociations sous parrainage américain. Douze pays retiennent ces faits dans un ordre différent — et le monde arabe est absent du récit.
Le progressiste Abdul El-Sayed, 41 ans, a battu d'un souffle la modérée Haley Stevens dans la primaire démocrate du Michigan, avec environ 49 % des voix. L'AIPAC avait engagé 30 millions de dollars derrière son adversaire, le plus gros investissement de son histoire dans une course. Treize pays, de Jérusalem à Ankara, ne racontent pas la même victoire.
Israël a transmis à Washington ses « préoccupations sécuritaires sérieuses » sur le désarmement du Hamas et refuse tout retrait tant qu'il n'est pas achevé. Le « Board of Peace » de Trump lui a donné raison. Les frappes ont continué : neuf morts samedi, jusqu'à dix-huit dimanche. Quinze pays, de Jérusalem à Doha, ne racontent pas la même journée.
Donald Trump dit avoir annulé une frappe contre l'Iran — « la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale » — au motif que les paramètres d'un accord sur Ormuz et le nucléaire étaient réunis. Téhéran dément : « un pur mensonge ». Le brut chute de plus de 5 %. Reste une question que treize capitales tranchent différemment : qui croire quand deux États racontent la même journée autrement ?
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