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Les 1er et 2 septembre 2026, les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l'Iran autour du détroit d'Ormuz, visant notamment des pétroliers. Plusieurs couvertures rapportent quatre morts lors d'un mariage. Téhéran promet un « châtiment sévère » et a riposté contre des bases américaines et des pays du Golfe qui les accueillent. Le baril atteint son plus haut niveau depuis deux mois et les places asiatiques reculent.
Après un mois d'accalmie pendant lequel Washington avait porté son effort sur une guerre économique, les forces américaines ont frappé le 31 août 2026 des lance-missiles sur une île du détroit d'Ormuz. Téhéran a riposté contre deux bases américaines en Jordanie et des cibles aux Émirats arabes unis, qui parlent d'« escalade dangereuse ». Un pétrolier a été touché par trois projectiles dans le couloir sud du détroit, un superpétrolier saoudien intercepté. Le Brent est monté autour de 91 dollars.
La Corée du Sud a fait partir de Busan son premier porte-conteneurs vers l'Europe par la route maritime du Nord, après la fermeture du détroit d'Ormuz qui rend impraticable l'itinéraire habituel par le Golfe et Suez. Le trajet, estimé à 45 jours, raccourcit la distance de plusieurs milliers de kilomètres mais dépend d'autorisations russes et d'une fenêtre de navigation limitée à quelques mois par an.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé une campagne destinée à faire s'effondrer l'économie iranienne, résumée par une injonction aux autres capitales : être avec Washington ou contre lui. Téhéran qualifie cette guerre économique de violation du droit international et menace d'une réponse militaire. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz recule.
Donald Trump a menacé de bombarder Oman, pays allié des États-Unis, au moment où expirait le mémorandum encadrant la confrontation avec l'Iran et où Téhéran annonçait une escalade autour d'Ormuz. Mascate sert depuis quinze ans de canal entre Washington et Téhéran. Douze pays couvrent la séquence : le Golfe y lit un avertissement sur ce que vaut le statut d'allié, quand le Nigeria et Singapour la lisent au prix du baril.
Donald Trump a déclaré le 14 août qu'il allait « très bientôt » faire du détroit d'Ormuz un territoire des États-Unis. Un responsable de la Maison Blanche a ensuite présenté la sortie comme une plaisanterie, ce que plusieurs pays relèvent et d'autres ignorent. Le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi a répliqué. Par ce passage entre l'Iran et Oman transite environ un cinquième du pétrole et du gaz mondial, et le trafic y a chuté depuis février.
Depuis le 9 août, des colons israéliens assiègent trois maisons à Qusra, en Cisjordanie occupée, eau et électricité coupées, une quinzaine de personnes bloquées. L'ambassadeur américain Mike Huckabee, soutien déclaré de la colonisation, les a qualifiés de « terroristes israéliens ». La France exige des poursuites, l'ONU parle d'acte criminel.
Greenland Energy, société texane liée à l'entourage de Donald Trump, a débarqué fin juillet quinze conteneurs de matériel de forage sur la côte est du Groenland, sans autorisation. Le gouvernement de Nuuk a émis un avertissement ferme le 30 juillet et fait reporter les forages d'essai, faute de permis et d'étude d'impact. Fait notable : ni Washington, ni Londres, ni Copenhague ne couvrent l'affaire.
« Le seul qui contrôle le détroit d'Ormuz, c'est la marine américaine », a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale, affirmant l'avoir entièrement déminé. Le lendemain, un hélicoptère du CENTCOM tirait deux missiles Hellfire sur un cargo panaméen forçant le blocus. Téhéran maintient ses conditions ; le Pakistan et le Qatar annoncent au même moment une percée diplomatique. Le baril grimpe.
Samedi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a publié six exigences préalables à la réouverture du détroit d'Ormuz : fin de la guerre, levée du blocus naval et des sanctions, retrait des forces américaines, indemnisation des dommages, libération des avoirs gelés. Dimanche, les Gardiens de la révolution ont durci le ton pendant qu'Oman négociait un couloir maritime temporaire et que Washington disait « quelques progrès ». Un cinquième du pétrole mondial attend.
Donald Trump affirme avoir annulé une frappe et ouvert des pourparlers avec l'Iran, qu'il qualifie de « dernière chance avant décapitation ». Téhéran dément : son seul canal reconnu est une médiation omanaise sur le détroit d'Ormuz, où un cargo a été touché. Vingt et un pays lisent le même ultimatum, entre prise au sérieux et lassitude devant un cycle déjà vu.
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