EN COURS · 31 juillet 2026
Soixante mille passages en un jour, 67 morts, Schengen suspendu entre voisins : la crise de l'enclave espagnole et la fracture qu'elle ouvre dans l'Union.
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Le 4 septembre 2026, Pedro Sánchez déclare devant le Congrès qu'il n'existe « aucune preuve solide » d'une orchestration marocaine de l'arrivée massive de migrants à Ceuta, alors qu'un rapport espagnol documente que la gendarmerie marocaine a laissé passer des candidats au passage pendant une dizaine d'heures ; ses alliés l'accusent de mentir, des manifestations ont lieu et Vox porte l'affaire jusqu'au Chili. Depuis le 30 juillet, la ruée vers l'enclave totalise environ 60 000 passages et un bilan qui passe d'au moins 67 morts le 2 août à au moins 141, avec 1 342 mineurs isolés recensés. L'Espagne installe une barrière flottante de 500 mètres à Tarajal, renforce son dispositif après l'interception, le 15 août, de candidats au passage par la gendarmerie marocaine — 111 ou 294 interpellations selon les rédactions —, puis demande l'aide de l'Union européenne le 29 août, après des attaques de riverains contre des migrants et des campements, le caillassage d'un véhicule militaire et l'arrestation de douze ressortissants marocains. Sur le plan européen, vingt-deux États réclament un conseil d'urgence, l'Italie suspend Schengen avec Madrid le 1er août et prolonge ses contrôles, et l'Espagne applique à son tour des contrôles sur les voyageurs venus d'Italie jusqu'au 7 septembre. Une enquête porte sur des comptes liés à la Russie.
Synthèse basée sur 5 développements · générée le 4 septembre 2026