Le Jerusalem Post a publié la liste : Microsoft, Google, Apple, Intel. Toutes cibles légitimes. Les bureaux du Golfe se vident.
Le 1er avril, les Gardiens de la Révolution iraniens ont mis leur menace à exécution : les entreprises américaines au Moyen-Orient sont désormais des cibles légitimes. Le Jerusalem Post (source) est le seul média à avoir publié la liste complète — Microsoft, Google, Apple, Intel, IBM, Chevron, ExxonMobil.
Le même jour, sans communiqué de presse, les bureaux régionaux de Big Tech au Golfe ont commencé à se vider.
Ce que le Golfe a à perdre
Dubai Internet City héberge 1 600 entreprises et 26 000 professionnels. La Qatar Free Zones Authority compte 900 entreprises. Abu Dhabi Global Market, 1 800 entités. Microsoft emploie 1 500 à 2 000 personnes dans la région (siège MENA à Dubaï, centres Azure à Abu Dhabi et Doha). Google a ouvert son Cloud MENA HQ à Dubaï. Amazon AWS — le plus gros employeur tech US dans le Golfe — opère depuis sa région Bahreïn avec plus de 1 000 employés directs.
Ces chiffres ne racontent qu'une partie de l'histoire. Les vrais enjeux sont dans les investissements souverains. Abu Dhabi a injecté ,5 milliard dans G42 via Microsoft en avril 2024. Le fonds MGX, créé en 2024, vise milliards pour l'IA. Mubadala a investi milliards dans la tech globale. La Qatar Investment Authority détient des parts dans Uber, Flipkart et Revolut pour -8 milliards.
Tout cet écosystème post-pétrole repose sur un présupposé : le Golfe est un lieu sûr pour les affaires. L'IRGC vient de dynamiter ce présupposé.
L'évacuation silencieuse
Pas d'annonce officielle — des mails internes demandant aux équipes de « travailler à distance jusqu'à nouvel ordre ». C'est Dawn au Pakistan et Al Jazeera au Qatar qui documentent les mouvements, pas les médias américains (
