ANGLE DOMINANT
Moscou balaie l'incident comme une « menace imaginaire » inventée par Kiev pour impliquer davantage ses soutiens occidentaux dans la guerre, et retourne l'accusation de provocation contre les autorités ukrainiennes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Dmitri Peskov, cité par TASS le jeudi 10 septembre 2026 : « Cette menace imaginaire pour l'avion n'a jamais existé, et les Ukrainiens l'ont déjà reconnu eux-mêmes »
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Les autorités moldaves ont retardé trois vols au départ et quatre à l'arrivée après un signal de drone reçu à 16h30 ; un appareil s'est écrasé près du village de Staryie Mikhaïleny, à environ 160 km de l'aéroport de Chisinau
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Une source à la présidence ukrainienne, citée par l'AFP et relayée par Meduza, a qualifié la déclaration du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre d'« exagération »
ANALYSE
Moscou, 12 septembre 2026. Le Kremlin balaie l'incident survenu mercredi 9 septembre 2026 au-dessus de la Moldavie comme une « menace imaginaire » qui n'aurait jamais existé. Lors de son point de presse jeudi 10 septembre 2026, le porte-parole présidentiel Dmitri Peskov a été catégorique : « Cette menace imaginaire pour l'avion n'a jamais existé, et les Ukrainiens l'ont déjà reconnu eux-mêmes », a-t-il déclaré, cité par TASS.
L'affaire remonte au décollage de l'avion de Volodymyr Zelensky depuis Chisinau, où il devait s'envoler pour Oslo afin d'assister aux funérailles du roi Harald V. Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a affirmé que l'appareil « a failli entrer en collision avec un drone » au moment du décollage, propos relayés par la chaîne publique NRK. Les autorités moldaves ont confirmé que trois vols au départ et quatre à l'arrivée avaient été retardés après un signal de drone reçu à 16h30, et qu'un appareil s'était écrasé près du village de Staryie Mikhaïleny, dans le district de Rîșcani, à environ 160 kilomètres de l'aéroport de Chisinau.
Moscou souligne surtout les contradictions du récit ukrainien : une source à la présidence ukrainienne, citée par l'AFP, a elle-même qualifié la déclaration norvégienne d'« exagération ». Pour le Kremlin, cette rétractation confirme que l'épisode a été monté en épingle. Peskov y voit une constante : les Ukrainiens « ont essayé, essaient, et, selon toute apparence, continueront d'essayer de mettre en scène des provocations » pour, dit-il, entraîner davantage leurs soutiens occidentaux dans la guerre.
La presse russe relève aussi que l'ambassadeur moldave aux États-Unis, Vladislav Kulminski, a jugé peu probable que le drone survole le pays « par hasard » pendant que l'avion présidentiel était au sol — sans que cela ne modifie la ligne officielle de Moscou, qui n'évoque à aucun moment l'expertise moldave attribuant le débris à un drone de type « Guerain ».
SOURCES (3)
- VedomostiMOYEN
